La Fed veut en savoir plus sur l'impact du "Brexit"-minutes

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    WASHINGTON, 6 juillet (Reuters) - Les responsables de la 
Réserve fédérale américaine ont décidé en juin de ne pas relever 
les taux tant qu'ils n'auraient pas une vision plus claire des 
conséquences du référendum britannique sur l'appartenance du 
Royaume-Uni à l'Union européenne (UE), montre le compte-rendu de 
sa dernière réunion publié mercredi.     
    Cette opinion, exprimée lors de la réunion du Federal Open 
Market Committee (FOMC) les 14 et 15 juin, avant le résultat du 
vote britannique en faveur d'une sortie de l'UE, reflète le 
malaise généralisé des responsables monétaires face au Brexit.   
    "Les membres ont généralement convenu qu'avant de faire un 
nouveau pas vers une normalisation monétaire, il était prudent 
d'attendre de nouvelles données sur les conséquences du vote 
britannique", selon les "minutes" de la réunion. 
    Les responsables de la Fed ont également évoqué le sérieux 
ralentissement des embauches par les entreprises américaines 
pour justifier de ne pas toucher aux taux le mois dernier.     
    Avant le référendum britannique, la Fed avait signalé que 
deux hausses de taux devraient être nécessaires pour prévenir 
une surchauffe de l'économie américaine. Mais depuis, les 
responsables de la Fed ont souligné que l'incertitude déclenchée 
par ce vote justifiait une position de prudence.  
    Selon les anticipations de marché, la probabilité que la Fed 
décide d'une deuxième hausse des taux cette année - après celle 
du mois de décembre 2015 - est très faible.  
    La présidente de la Fed, Janet Yellen, ne s'est pas exprimée 
depuis le référendum. Elle avait déclaré deux jours avant, alors 
que les marchés tablaient largement sur un maintien du 
Royaume-Uni dans l'UE, que les risques à l'international et le 
ralentissement du marché de l'emploi aux Etats-Unis justifiaient 
déjà une approche prudente du relèvement des taux.    
    A sa réunion de juin, la Fed a laissé sa politique monétaire 
inchangée, conformément aux attentes, mais elle a précisé 
qu'elle continuait de prévoir deux hausses de taux cette année, 
expliquant s'attendre à une amélioration du marché du travail 
après le ralentissement observé récemment.   
 
 (Jason Lange et Lindsay Dunsmuir, Juliette Rouillon pour le 
service français) 
 
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