La Fed réduit ses rachats d'actifs comme prévu

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NOUVELLE RÉDUCTION DES RACHATS D'ACTIFS MENSUELS DE LA FED
NOUVELLE RÉDUCTION DES RACHATS D'ACTIFS MENSUELS DE LA FED

par Jonathan Spicer et Jason Lange

WASHINGTON29 (Reuters) - La Réserve fédérale des Etats-Unis a annoncé mercredi une nouvelle réduction de 10 milliards de dollars de ses rachats obligataires mensuels, s'en tenant à son plan de dénouer progressivement ses mesures de soutien exceptionnelles en dépit des turbulences qui agitent les marchés émergents.

Au terme d'une réunion de deux jours, l'institut d'émission a confirmé par ailleurs qu'il poursuivrait sans doute le dénouement de sa politique de stimulation économique si les conditions économiques le justifiaient.

"Si les informations à venir étayent globalement l'hypothèse du Comité (de politique monétaire) d'une amélioration en cours de la situation du marché du travail et d'une inflation revenant vers son objectif à plus long terme, la Comité réduira sans doute encore le rythme de ses achats d'actifs à pas mesurés lors de futures réunions", lit-on dans le communiqué de la Fed.

Le président Ben Bernanke, qui transmettra le relais à la vice-présidente Janet Yellen vendredi, a également reconduit le principe de maintenir les taux directeurs très bas pour encore un bon moment.

La Fed constate que "l'activité économique s'est accélérée ces derniers trimestres", justifiant ainsi l'amorce du dénouement de son programme d'assouplissement quantitatif (QE) le mois dernier.

A partir de février, la Fed rachètera tous les mois pour 65 milliards de dollars d'actifs contre 75 milliards actuellement et 85 milliards lorsqu'elle a lancé le programme.

Wall Street a dans un premier temps réduit ses pertes puis les a aggravées en réaction à ces annonces, tandis que le dollar a accru son recul face au yen, tout en poursuivant sa hausse contre l'euro, et que les Treasuries ont accru leurs gains.

La décision a fait l'unanimité au sein du comité de politique monétaire (Fomc).

"C'est presque mot pour mot ce que l'on attendait", a commenté Kim Rupert (Action Economics). "Mais je pense qu'on reste encore prudent dans l'atmosphère ambiante et la Bourse pourrait être le référent à court terme".

La Fed sinon a réaffirmé qu'elle maintiendrait les taux près de zéro bien après que le taux de chômage, actuellement de 6,7%, sera tombé au-dessous de l'objectif de 6,5%, surtout si l'inflation reste inférieure à l'objectif de 2%.

Ben Bernanke, qui présidait là sa dernière réunion de politique monétaire, a multiplié les initiatives hardies durant ses huit années à la barre de la banque centrale, faisant gonfler son bilan à 4.000 milliards de dollars et gardant le taux d'intervention près de zéro pendant plus de cinq ans pour sortir une économie qui a connu sa pire récession depuis des décennies.

Les statistiques de ces dernières semaines viennent à l'appui des hypothèses économiques optimistes de la Fed. Les conjoncturistes pensent que le PIB américain a crû de 3,2% annuels au quatrième trimestre, après 4,1% les trois mois précédents.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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  • rodan3 le mercredi 29 jan 2014 à 21:45

    voilà, c'est fait .. donc ces Trou.s du C.ul US croyaient que la Fed ferait un status quo, et ben non, c'est la fin du pognon gratuit.... la planche finira au placard .. !!