La Fed maintient le statu quo, voit une diminution des risques

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    WASHINGTON, 27 juillet (Reuters) - La Réserve fédérale a 
laissé sa politique monétaire inchangée mercredi, conformément 
aux attentes, tout en estimant que les risques à court terme sur 
les perspectives de l'économie américaine avaient diminué, 
ouvrant la porte à une reprise de son cycle de resserrement de 
sa politique monétaire cette année. 
    La banque centrale américaine a ajouté que l'économie avait 
connu un rythme de croissance modéré et que les créations 
d'emplois avaient été importantes en juin. Elle a ajouté que les 
dépenses de ménages avaient été "en forte croissance". 
    Même si les responsables de la Fed ont dit qu'ils 
continuaient à surveiller de près les données sur l'inflation et 
sur l'évolution de la croissance mondiale et des marchés 
financiers, ils se sont dits moins inquiets d'éventuels chocs 
susceptibles d'écarter l'économie américaine de sa trajectoire. 
    "Les risques à court terme pour les perspectives économiques 
ont diminué", note la Fed dans un communiqué à l'issue de la 
réunion de deux jours de son comité de politique monétaire 
(FOMC) qui a maintenu les taux des Fed funds à 0,25%-0,50%. 
    La décision d'un statu quo a été prise à neuf contre un par 
le comité, la présidente de la Fed de Kansas City Esther George 
ayant été la seule a voter en faveur d'une hausse des taux. 
    La Fed a toutefois noté que les anticipations en matière 
d'inflation avaient globalement peu changé ces derniers mois. 
    L'indicateur d'inflation privilégié par la banque centrale 
américaine est actuellement à 1,6%. 
    Le Fed a relevé ses taux directeurs en décembre dernier, 
pour la première fois en près de dix ans, et laissé entendre que 
quatre hausses de taux étaient prévues en 2016 dans le cadre de 
la "normalisation" de sa politique monétaire ultra-accommodante 
adoptée en réaction à la crise financière des années 2007-2009. 
    Mais depuis, le ralentissement de la croissance mondiale, la 
volatilité des marchés financiers et l'incertitude sur l'avenir 
déclenchée par la décision des Britanniques de quitter l'Union 
européenne l'ont forcée à retarder toute nouvelle hausse de 
taux. 
    La Fed tiendra trois nouvelles réunions de politique 
monétaire cette année - en septembre, novembre et décembre. Une 
hausse des taux en novembre, une semaine avant l'élection 
présidentielle américaine, est jugée peu probable. 
 
 (Lindsay Dunsmuir et Howard Schneider, Juliette Rouillon pour 
le service français) 
 
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