La FBF ne voit pas dans l'union bancaire une réponse à la crise

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La FBF ne voit pas dans l'union bancaire une réponse à la crise
La FBF ne voit pas dans l'union bancaire une réponse à la crise

PARIS (Reuters) - Une union bancaire en Europe, proposée par la Commission européenne, ne répond pas à la crise de confiance liée au problème des dettes souveraines en zone euro, déclare Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française (FBF) et PDG de la Société générale, dans un entretien publié vendredi par Le Monde.

José Manuel Barroso, le président de l'exécutif européen, a préconisé mercredi que la zone euro se dote d'une union bancaire, d'une supervision financière et d'un mécanisme de garanties des dépôts bancaires communs afin de renforcer l'intégration européenne.

"Une union bancaire n'apporte pas de réponse à la question de la crise de confiance dans les dettes souveraines", explique Frédéric Oudéa, tout en admettant qu'"on peut souhaiter une harmonisation à terme des règles et une intégration plus poussée de la supervision bancaire en Europe".

"Pour engager un processus d'union bancaire (...) il faut accélérer au préalable l'intégration politique et économique", souligne-t-il.

Le président de la FBF assure dans le même temps que les banques ne travaillent pas collectivement sur le scénario d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Des sources avaient néanmoins indiqué la semaine dernière à Reuters que les établissements bancaires en France préparaient des plans d'urgence dans l'éventualité d'un tel scénario.

"Il appartient à chaque établissement de gérer ses risques en fonction des scénarios possibles", déclare Frédéric Oudéa. "Il n'existe pas de travaux collectifs."

Interrogé sur la réforme du Livret A envisagée par le gouvernement, le PDG de la SocGen estime que le doublement du plafond de ce livret d'épargne ne lui "paraît pas une bonne mesure".

"Elle risque de détourner une part importante de l'épargne du financement des entreprises", estime-t-il.

Frédéric Oudéa considère aussi qu'une nouvelle taxe sur les banques, telle que proposée par François Hollande lors de la campagne présidentielle, pénaliserait le financement de l'économie.

Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez

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  • marshaka le vendredi 1 juin 2012 à 13:50

    Il critique, mais que propose t-il ?