La fan zone de Paris, un atout pour la sécurité selon Hidalgo

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ANNE HIDALGO SE VEUT RASSURANTE SUR LA "FAN ZONE" DU CHAMP-DE-MARS
ANNE HIDALGO SE VEUT RASSURANTE SUR LA "FAN ZONE" DU CHAMP-DE-MARS

PARIS (Reuters) - La "fan zone" du Champ-de-Mars, que certains voient comme une cible potentielle durant l'Euro 2016 de football, constitue au contraire un moyen de mieux assurer la sécurité des supporteurs durant la compétition, a déclaré lundi la maire de Paris.

Lors d'une conférence de presse, Anne Hidalgo s'est voulu rassurante, évoquant "les plus hauts standards de sécurité" prévus pour cet espace de 130.000 mètres carrés quasiment au pied de la Tour Eiffel.

"Cette 'fan zone' représente un atout essentiel pour assurer la sécurité de la compétition", a-t-elle jugé, à un mois et un jour du coup d'envoi de l'Euro.

"Encadrer une multitude de rassemblements spontanés et anarchiques dans l'espace public est complexe et il était donc beaucoup plus pertinent de rassembler, de prévoir un lieu unique", a poursuivi Anne Hidalgo.

Ce lieu, où sont attendus jusqu'à 92.000 personnes certains soirs, est censé être fermé durant un mois par des barrières et surveillé par une quarantaine de caméras de vidéosurveillance ainsi que 400 agents de sécurité privée en moyenne - de 300 à 600 en fonction de l'affluence attendue.

S'y ajouteront, aux abords, les forces de l'ordre - le ministère de l'Intérieur n'a pas donné d'indications sur le nombre de policiers déployés.

"En termes de sécurité, on sera exemplaire", selon Laurent Moretti, directeur général France de Lagardère Sports, qui exploitera la "fan zone" du Champ-de-Mars.

Tous les élus parisiens ne partagent pas cet avis. D'après Philippe Goujon, député-maire Les Républicains du XVe arrondissement, il est impossible de contrôler efficacement une foule de près de 100.000 personnes.

"Quatre cents à 450 agents de sécurité sont annoncés. C'est insuffisant", a-t-il dit récemment à Reuters.

La question de la sécurité autour de la compétition s'est posée avec une acuité nouvelle après les attentats de janvier 2015, et plus encore après ceux du 13 novembre, lors desquels des kamikazes ont pris pour cible le stade de France.

Fin avril, le gouvernement et les organisateurs ont revu à la hausse le budget alloué à la sécurité des "fan zones" dans les dix villes hôtes de l'Euro, de 12 millions à 24 millions d'euros.

Celle de Paris doit coûter au total 16 millions d'euros, dont sept millions à la charge de la ville de Paris.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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