La fan zone de Paris, un "atout" pour la sécurité selon Hidalgo

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    PARIS, 9 mai (Reuters) - La "fan zone" du Champ-de-Mars, que 
certains voient comme une cible potentielle durant l'Euro 2016 
de football, constitue au contraire un moyen de mieux assurer la 
sécurité des supporteurs durant la compétition, a déclaré lundi 
la maire de Paris. 
    Lors d'une conférence de presse, Anne Hidalgo s'est voulu 
rassurante, évoquant "les plus hauts standards de sécurité" 
prévus pour cet espace de 130.000 mètres carrés quasiment au 
pied de la Tour Eiffel. 
    "Cette 'fan zone' représente un atout essentiel pour assurer 
la sécurité de la compétition", a-t-elle jugé, à un mois et un 
jour du coup d'envoi de l'Euro. 
    "Encadrer une multitude de rassemblements spontanés et 
anarchiques dans l'espace public est complexe et il était donc 
beaucoup plus pertinent de rassembler, de prévoir un lieu 
unique", a poursuivi Anne Hidalgo. 
    Ce lieu, où sont attendus jusqu'à 92.000 personnes certains 
soirs, est censé être fermé durant un mois par des barrières et 
surveillé par une quarantaine de caméras de vidéosurveillance 
ainsi que 400 agents de sécurité privée en moyenne - de 300 à 
600 en fonction de l'affluence attendue. 
    S'y ajouteront, aux abords, les forces de l'ordre - le 
ministère de l'Intérieur n'a pas donné d'indications sur le 
nombre de policiers déployés.  
    "En termes de sécurité, on sera exemplaire", selon Laurent 
Moretti, directeur général France de Lagardère Sports, qui 
exploitera la "fan zone" du Champ-de-Mars. 
    Tous les élus parisiens ne partagent pas cet avis. D'après 
Philippe Goujon, député-maire Les Républicains du XVe 
arrondissement, il est impossible de contrôler efficacement une 
foule de près de 100.000 personnes. 
    "Quatre cents à 450 agents de sécurité sont annoncés. C'est 
insuffisant", a-t-il dit récemment à Reuters. 
    La question de la sécurité autour de la compétition s'est 
posée avec une acuité nouvelle après les attentats de janvier 
2015, et plus encore après ceux du 13 novembre, lors desquels 
des kamikazes ont pris pour cible le stade de France. 
    Fin avril, le gouvernement et les organisateurs ont revu à 
la hausse le budget alloué à la sécurité des "fan zones" dans 
les dix villes hôtes de l'Euro, de 12 millions à 24 millions 
d'euros.    
    Celle de Paris doit coûter au total 16 millions d'euros, 
dont sept millions à la charge de la ville de Paris. 
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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