La famille Le Pen visée pour abus de confiance

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LA FAMILLE LE PEN SOUPÇONNÉE D'ABUS DE CONFIANCE
LA FAMILLE LE PEN SOUPÇONNÉE D'ABUS DE CONFIANCE

PARIS (Reuters) - Le signalement de la Haute autorité de la vie publique (HATVP) visant Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine pour abus de confiance et recel a été joint à l'enquête sur le patrimoine du fondateur du Front national, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

La HATVP avait saisi en décembre le parquet national financier du cas des deux députés européens, qu'elle soupçonne d'avoir sous-évalué leur patrimoine détenu en commun en 2014.

Elle soupçonne depuis Jean-Marie Le Pen d'avoir contracté un emprunt de 600.000 euros auprès de son microparti Cotélec afin d'acquérir en 2012 son domicile de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), avec ses filles, selon Le Point, qui a révélé l'information.

Or, les lois sur le financement des partis politiques interdisent que l'argent de micropartis serve à des besoins privés ou à des fins d'accroissement de patrimoine.

Si elle était poursuivie dans cette affaire, la présidente du Front national pourrait, en tant que bénéficiaire de l'opération immobilière, risquer cinq ans d'emprisonnement, 375.000 euros et dix ans d'inéligibilité.

Le président d'honneur du FN et ses deux filles Marine et Yann sont devenus propriétaires de la maison à hauteur respectivement de 50%, 25% et 25% chacun.

Or, un virement de 600.000 euros en provenance du microparti Cotélec a été constaté sur le compte de Jean-Marie Le Pen de manière concomitante peu de temps avant cette acquisition, précise Le Point.

Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen affirme avoir contracté cet emprunt pour la campagne électorale européenne dans la circonscription Sud-Est où il a été élu le 19 mai 2014, et l'avoir remboursé à Cotélec le 18 février 2015.

"Cet emprunt n'a rien à voir avec l'achat de la propriété du 4 rue Hortense à Rueil, achat réalisé par moi-même, Marine et Yann Le Pen en 2012", écrit-il.

La présidente du FN a indiqué au Point avoir bien reçu une aide financière de son père pour un achat immobilier mais sans savoir quelle était l'origine de la somme prêtée.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • delapor4 le jeudi 25 fév 2016 à 19:41

    "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose", telle est le devise de nos élites vis-à-vis du Front national depuis quarante-quatre ans.