La famille de Sotloff défie le chef de l'Etat islamique

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MIAMI, 4 septembre (Reuters) - La famille de Steven Sotloff, le deuxième journaliste américain décapité par les djihadistes de l'Etat islamique, a mis au défi mercredi leur chef de débattre sur les enseignements du Coran. L'exécution du journaliste, qui avait été capturé en août 2013, a été mise en ligne mardi soir. L'enregistrement a été authentifié par les services américains et le président Barack Obama a promis de "détruire" le groupe qui contrôle de vastes portions des territoires syrien et irakien. (voir ID:nL5N0R44W7 ) Dans une déclaration aux journalistes devant la maison de la famille du journaliste, près de Miami, Barak Barfi, ami de Sotloff et porte-parole de ses parents, a souligné, en arabe, que "Steve est mort en martyr au nom d'Allah". Barfi, spécialiste du monde arabe à la New America Foundation, s'est ensuite adressé directement à Abou Bakr al-Baghdadi, le "calife" autoproclamé de l'Etat islamique. "Malheur à vous. Vous avez dit que le mois de ramadan était le mois de la miséricorde. Où est votre miséricorde ?", lui a-t-il dit. "Allah n'aime pas l'agresseur et je suis prêt à débattre avec vous. Je n'ai pas de sabre à la main, je suis prêt à réfuter vos réponses." Steven Sotloff, journaliste indépendant, couvrait le Proche-Orient notamment pour l'hebdomadaire Time et la revue Foreign Policy. Il était âgé de 31 ans. "Steve n'était pas un héros", a souligné sa famille dans la déclaration lue par son porte-parole. "Comme chacun d'entre nous, il n'était qu'un homme en quête du bien qui se cache dans un monde de ténèbres." (David Adams et Zachary Fagenson; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • 35924358 le jeudi 4 sept 2014 à 07:17

    Acte barbare de la part des djihadistes de l'EI, amis de ceux de Gaza.