La famille d'Adama Traoré va porter plainte

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LA FAMILLE D'ADAMA TRAORÉ VA PORTER PLAINTE
LA FAMILLE D'ADAMA TRAORÉ VA PORTER PLAINTE

PARIS (Reuters) - La famille d'Adama Traoré, un jeune homme mort lors de son interpellation par la gendarmerie dans le Val-d'Oise, a décidé de porter plainte pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a déclaré mardi son avocat.

Elle entend également faire une demande de dépaysement pour obtenir une instruction à ses yeux plus impartiale, a précisé Me Yassine Bouzrou sur France inter.

"Je pense que l'enquête sera beaucoup plus impartiale dans un autre tribunal dans la mesure où le procureur a jusqu'à maintenant communiqué d'une manière partielle et partiale", a ajouté l'avocat.

Selon les rapports d'autopsie cités par le défenseur, l’homme de 24 ans, décédé le 19 juillet à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) lors de son interpellation par des gendarmes, a manqué d’oxygène, sans que l'on sache pourquoi à ce stade.

"La cause de la mort est déjà connue : c'est l'asphyxie", a dit Yassine Bouzrou.

Dans des extraits de leur audition cités notamment par Le Monde et Libération, des gendarmes ont reconnu avoir immobilisé le jeune homme en le plaquant à trois au sol avec "le poids" de leur corps. "Il a commencé à nous dire qu'il avait du mal à respirer. On se trouvait à trois dessus pour le maîtriser", a expliqué l'un d'eux.

Le procureur de la République de Pontoise avait affirmé le 21 juillet qu’Adama Traoré "avait une infection très grave touchant plusieurs organes" et que l’autopsie n’avait pas relevé de "trace de violence significative".

Mais selon Yassine Bouzrou, "personne ne parle d'infection". "L'expertise rendue par l'institut médico-légal de Paris écarte toute infection sévère sur le corps de monsieur Traoré", dit-il.

"Les seules analyses que nous attendons aujourd'hui, ce sont des analyses plus précises du coeur de monsieur Traoré et des expertises toxicologiques également", ajoute-t-il, précisant que le résultat des analyses devrait être connu fin août.

La mort d'Adama Traoré avait provoqué plusieurs nuits d'affrontements dans des communes du département entre les forces de l'ordre et des jeunes réclamant "la vérité" sur son décès.

(Jean-Baptiste Vey, avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • jfvl il y a 4 mois

    Pauvres gens mal conseillés par des manipulateurs qui ajoutent à leur malheur

  • bigot8 il y a 4 mois

    toujours pareil et en afrique c est comment une arrestation ?