La faiblesse de l'industrie anglaise freine l'espoir de reprise

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LA FAIBLESSE DE L'INDUSTRIE BRITANNIQUE FREINE L'ESPOIR DE REPRISE
LA FAIBLESSE DE L'INDUSTRIE BRITANNIQUE FREINE L'ESPOIR DE REPRISE

LONDRES (Reuters) - La baisse plus forte que prévue de la production manufacturière britannique au mois d'août, qui vient s'ajouter à une aggravation du déficit commercial du pays, réduit les espoirs d'une reprise soutenue de l'activité au second semestre 2012.

La production manufacturière, qui exclut l'énergie et les mines, s'est contractée de 1,1%, après une progression de 3,1% en juillet (3,2% en première estimation). Les économistes attendaient un recul nettement moins fort, de 0,6%, sur le mois.

En revanche, la production industrielle britannique est légèrement retombée le mois dernier, de 0,5%, comme prévu par les économistes, après avoir connu en juillet sa plus forte hausse (+2,8%) depuis un quart de siècle, selon des données publiées mardi par l'Office national de la statistique (ONS).

Parallèlement, le déficit commercial britannique s'est creusé pour atteindre 9,8 milliards de livres (12,13 milliards d'euros), avec une baisse des exportations et une hausse des importations de pétrole, alors que le déficit des biens et services a atteint son deuxième plus haut niveau historique.

"On dirait que le secteur manufacturier est à la peine et qu'il est affecté par la grande faiblesse de l'économie de la zone euro et par une toile de fond morose au niveau mondial", commente Victoria Clarke, économiste chez Investec.

La plupart des économistes estiment que l'économie britannique est probablement sortie de la récession au troisième trimestre, mais qu'un franc retour à la croissance reste plus douteux, ce qui maintient la pression sur le gouvernement et la banque centrale pour poursuivre leur soutien à l'économie.

Le gouvernement s'étant engagé à réduire le déficit budgétaire de l'État, la tâche revient surtout à la Banque d'Angleterre.

Le Premier ministre David Cameron a déclaré mardi qu'il n'y aurait pas d'allègement du plan d'austérité du gouvernement malgré une révision en forte baisse des prévisions de croissance du Fonds monétaire international (FMI). Le FMI a revu en baisse ses prévisions de croissance de l'économie britannique, prévoyant désormais une contraction de 0,4% en 2012, suivie d'une croissance de 1,1% en 2013, alors qu'il attendait un ralentissement de 0,2% en 2012 et une croissance de 1,4% en 2013 lors de ses prévisions de juillet.

Le pays ne s'est pas encore relevé de la chute de sa production lors de la crise de 20008-2009 et est retombé en récession à la fin de l'année dernière.

David Milliken, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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  • gvigner3 le mardi 9 oct 2012 à 14:09

    je pensais que les JO allaient apporter de la croissance au UK!!, heureusemment que Paris n' avait pas été retenue