La facture France Télécom plonge le FSI dans le rouge

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LE FSI TERMINE 2012 DANS LE ROUGE À CAUSE DE FRANCE TÉLÉCOM
LE FSI TERMINE 2012 DANS LE ROUGE À CAUSE DE FRANCE TÉLÉCOM

PARIS (Reuters) - Le Fonds stratégique d'investissement (FSI) a annoncé vendredi avoir passé une dépréciation de 2,4 milliards d'euros sur sa participation dans France Télécom, faisant basculer ses comptes dans le rouge en 2012.

Le FSI, qui a reçu de l'Etat 13,67% du capital de France Télécom lors de sa création en 2008, indique dans un communiqué qu'il valorise désormais le titre de l'opérateur télécoms historique français à 9,2 euros contre une valeur d'apport par l'Etat de 16 euros, confirmant des informations de Reuters.

"Le FSI, premier actionnaire de France Télécom, (...) a décidé de déprécier cette participation pour un montant de 2,4 milliards d'euros en raison du parcours boursier du titre en 2012", fait savoir le FSI.

A la Bourse de Paris, l'action France Télécom, dont l'Agence des participations de l'Etat (APE) détient de son côté 13,45% du capital, a perdu 31% de sa valeur en 2012 du fait des difficultés des opérateurs télécoms en Europe et de l'irruption de Free sur le marché de la téléphonie mobile en France, après un précédent repli de 22% déjà en 2011.

Le FSI, qui indique aussi avoir passé une dépréciation sur sa participation dans Hime-Saur de 277 millions d'euros, affiche ainsi une perte nette de deux milliards d'euros pour l'exercice 2012 contre un bénéfice de 608 millions d'euros un an plus tôt.

Le fonds, qui est détenu à 51% par la Caisse des dépôts (CDC) et 49% par l'Etat, assure avoir toujours les moyens d'investir dans les entreprises malgré ces dépréciations.

"Les dépréciations de lignes de participation apportées, comme les bénéfices distribués aux actionnaires, ont un impact sur les capitaux propres mais n'obèrent pas la trésorerie indispensable à la poursuite de la mission du FSI", souligne ainsi la filiale de la CDC.

Le FSI fait partie des trois entités de financement apportées à la nouvelle Banque publique d'investissement (BPI), créée en fin d'année dernière par le gouvernement. Oséo et CDC Entreprises sont les deux autres apports à la BPI.

Blandine Hénault et Matthieu Protard, édité par Cyril Altmeyer

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  • TRQBELLE le vendredi 8 mar 2013 à 12:48

    Un fond statégique, étatique (en plus), qui perd de l'argent. Etrange non?L'Etat investisseur qui perd ses plumes et le peu de crédibilité qui lui reste. Vivement un Beppe grillo en France.

  • frede331 le vendredi 8 mar 2013 à 11:50

    Le FSI fait du bon boulot du moins jusqu'a present. C'est une vrai reussite a porter sur le compte de feu l'ex president dit 'Le tout Petit' par psdi Ils meriteraient d'avoir plus de moyens. Pourquoi ne pas leur donner une partie de EDF, SAFRAN, ADP, GDF, RENAULT pour qu'ils reinjectent cet argent dans les PME de croissance