La facture du Brexit pourrait atteindre $7,5mds pour les banques

le
1
    LONDRES, 11 juillet (IFR) - Les grandes banques 
d'investissement américaines et européennes pourraient devoir 
subir des coûts supplémentaires d'un montant cumulé de 1,5 
milliard de dollars par an si elles sont contraintes de quitter 
Londres en raison de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union 
européenne, estiment les analystes de JP Morgan. 
    Pour les huit établissements étudiés dans cette note publiée 
lundi, ces coûts représenteraient en moyenne 2% de leurs 
dépenses annuelles. Comme ils s'étaleraient sur environ cinq 
ans, leur montant cumulé s'élèverait au final à 7,5 milliards de 
dollars (6,79 milliards d'euros) sur l'ensemble de la période. 
    Pour Kian Abouhossein, analyste chez JP Morgan, les coûts 
seraient d'autant plus élevés en cas de scénario extrême, qui 
verrait la Grande-Bretagne ne pas parvenir à négocier avec l'UE 
des conditions quasiment équivalentes au "passeport" européen, 
qui permet aux banques d'exercer dans l'ensemble de l'Union 
européenne. Dans un tel cas, les banques seraient contraintes de 
déménager des activités de Londres vers d'autres villes 
européennes et d'entreprendre des restructurations. 
    "Dans le scénario extrême, nous pensons que les banques 
d'investissement pourraient devoir créer des entités juridiques, 
déplacer du personnel et obtenir des autorisations d'exercer et 
des permis immobiliers en Europe, ce qui résultera probablement 
en des augmentations significatives de coûts durant la période 
de transition", dit Kian Abouhossein. 
    Le rendement des fonds propres de ces banques serait alors 
abaissé à 6% en 2018, contre une prévision actuelle déjà basse à 
6,5%, ce qui serait nettement inférieur à leur coût moyen du 
capital, qui grimperait à 14% en 2018, estime-t-il. 
    Les huit banques d'investissement étudiées sont les 
européennes UBS  UBSG.S , Credit Suisse  CSGN.S , Deutsche Bank 
 DBKGn.DE , Société Générale  SOGN.PA , BNP Paribas  BNPP.PA  et 
Barclays  BARC.L  et les américaines Goldman Sachs  GS.N  et 
Morgan Stanley  MS.N . 
 
 (Steve Slater; Bertrand Boucey pour le service français) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ericlyon il y a 5 mois

    Quand on lit l'article on voit que le titre se veut accrocheur alors qu'en fait ces 7,5MDS ne sont qu'un montant (hypothétique) cumulé pour 8 banques sur 5 ans soit moins de 200 Millions par banque et par an. Pour BNP, par exemple, qui est citée, probablement moins impactée que les banques américaines ça ne représente pas grand chose en rapport des ses bénéfices annuels de plusieurs milliards.