La facture d'électricité bondira de 50% d'ici à 2020

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Selon un rapport du Sénat, la facture moyenne d'un «ménage type» passera de 874,5 euros en 2011 à 1307 euros en 2020, en raison notamment d'un besoin d'investissements massifs dans les réseaux.

Une augmentation de 49% en neuf ans de la facture d'électricité des ménages français. C'est l'un des points du rapport de la Commission d'enquête du Sénat sur le coût réel de l'électricité qui n'a pas divisé les parlementaires. Reprenant les prévisions de la CRE (Commission de régulation de l'énergie), les sénateurs rappellent que la facture annuelle d'un «ménage type» équipé d'un chauffage électrique, sans modification des comportements de consommation, passera de 874,5 euros en 2011 à 1307 euros en 2020. Et ceci hors taxe, mais en incluant la CSPE (Contribution au service public de l'électricité) qui devrait être multipliée par plus de 2,5 pendant la période. La CSPE finance, entre autres missions, le développement des énergies renouvelables.

La hausse des prix sera alimentée par un besoin d'investissements massifs dans les réseaux (les coupures ont augmenté en France) et les moyens de production pour satisfaire une consommation en croissance, l'enchérissement du coût du nucléaire, et enfin le prix du développement des renouvelables.

Le coût du mégawattheure sous-estimé

Fait inhabituel au Parlement, les sénateurs ont publié un rapport d'enquête sans en voter les conclusions: chaque groupe politique présente les siennes, divergentes sur le sujet sensible du coût du nucléaire. Comme l'a résumé mercredi le sénateur écologiste Jean Desessard, rapporteur, «l'électricité est un sujet électrique entre nous». Le groupe écologiste avait demandé en février dernier la création de cette commission d'enquête pour prolonger le rapport de la Cour des comptes sur le coût de la filière atomique. Le volumineux document sénatorial (330 pages plus une annexe de 130 pages) s'appuie sur le travail de la Cour des comptes mais «chaque groupe tire de ces chiffres des interprétations différentes».

Pour Jean Desessard, il ressort de l'enquête que «le coût du mégawattheure (MWh) d'énergie électrique française est sous-estimé (...) d'abord (car) le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu'on ne le dit». La commission a pris acte du chiffre retenu par la Cour des comptes, 49,5 ¤/MWh, à comparer aux 42 ¤/MWh appliqués au 1er janvier par la loi Nome qui inclut déjà le coût de la prolongation des centrales et de leur démantèlement. Le groupe UMP du Sénat, dans ses conclusions, souligne que ce chiffre de 49,5 ¤/MWh est contesté, pour des raisons comptables et de méthode. Il réfute aussi le coût du MWh produit par le réacteur EPR en construction à Flamanville, estimé à 90 ¤MWh par le rapporteur.

Coût faible mais facture salée en France

Les sénateurs conviennent en revanche qu'il reste beaucoup d'incertitudes sur le coût futur de l'électricité nucléaire, liées notamment au coût du démantèlement. Dans le «scénario du pire», comme le qualifie Jean Desessard, c'est à dire si la fourchette haute de toutes ces incertitudes devenait réalité, le coût du MWh nucléaire s'élèverait à 75 ¤. Malgré ces incertitudes, le nucléaire est «une filière historiquement compétitive», indique le rapport. Il faudra attendre encore trois à quatre ans avant que le photovoltaïque atteigne des coûts comparables.

Le rapport présente trois scénarios d'évolution de la production et de la demande d'électricité à l'horizon 2050. Le scénario «sobriété», qui prévoit un programme «très volontariste d'économies d'énergie» et une sortie rapide du nucléaire, en arrêtant tous les réacteurs dès qu'ils atteindront leurs 40 ans, est, sans surprise, le préféré du Vert Jean Desessard. Mais, reconnaît-il honnêtement, «c'est aussi le plus coûteux». Le groupe socialiste explique dans ses propres conclusions qu'il n'y adhère pas.

Enfin, un constat paradoxal fait l'unanimité des membres de la commission d'enquête: si la France bénéficie de coûts de production du courant parmi les plus bas d'Europe, grâce au nucléaire, les ménages français paient la facture la plus élevée, en grande partie à cause d'une spécificité hexagonale: le poids du chauffage électrique.

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  • idem12 le mercredi 18 juil 2012 à 22:07

    T'inquiète pas va, au prix où ça va aller tu vas la réduire ta consommation :)

  • titide le mercredi 18 juil 2012 à 21:33

    et si on apprenait à consommer moins d'électricité par exemple en arretant d'éclairer les villes toute la nuit.en réduisant les clim et le chauffage l'hiver.

  • idem12 le mercredi 18 juil 2012 à 21:03

    comme nos salaires ? Non je déconne...

  • jbacke le mercredi 18 juil 2012 à 19:36

    Merci aux Khmers verts qui ont réussi avec d'autres complices (GIEC, investisseurs, Bruxelles ....) à nous imposer des énergies inutiles et extrèmement coûteuses éolien et photovoltaïque. La note ne fait que monter.

  • finkbro1 le mercredi 18 juil 2012 à 19:11

    et les investissements malheureux aux états unis, ça fait parti du cout de rénovation des réseaux ? ....

  • speedy36 le mercredi 18 juil 2012 à 18:40

    avec des centrales vieillissantes qu'il faudra bien démonter un jour ou l'autre, c'est environ dix ans de travail pour une centrale française, et avec 42 réacteurs et en construire plusieurs nouveaux EPR, dont on voit la complexité, le nucléaire est une voie malheureusement contrainte, mais notre pain blanc pour cette électricité est désormais derrière nous

  • adfg-tan le mercredi 18 juil 2012 à 18:36

    Combien a coûté ce rapport? L'argent ainsi dépensé ainsi que les millions des sénateurs pouraient servir à réduire les factures energétiques du français moyen que je suis et à qui on pompe, on pompe, on pompe....

  • lorant21 le mercredi 18 juil 2012 à 17:14

    le rapporteur étant un écologiste, on comprendra que la valeur du rapport est douteuse. les ecolos nous ont menti sur la filière photovoltaique (subventionnée à mort et pourtant tous les acteurs meurent), sur les éoliennes, etc...

  • khmane08 le mercredi 18 juil 2012 à 15:26

    et en 2040? juste pour prévoir