La durée de vie des produits frais pourrait être allongée

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Quelque 300 produits frais font l'objet d'une date limite de conservation différenciée en métropole et dans les départements d'outre-mer.

Halte au gaspillage! Conséquence implicite de la loi sur l'alimentation en outre-mer, les dates de péremption des produits frais pourraient être allongées. De fait, la loi promulguée il y a deux jours prévoit d'aligner les dates limites de consommation (DLC) des produits vendus en outre-mer sur ceux commercialisés en métropole. Or ces fameuses dates de péremption sont bien souvent plus tardives en outre-mer, avance Europe 1.

La radio souligne en effet que plus de 300 produits frais font l'objet d'une DLC différenciée en métropole et dans les départements d'outre-mer, selon Victorin Lurel, ministre de l'Outre-mer. Ce dernier cite ainsi les yaourts, dont certains ont une DLC de 30 jours en métropole et de 50 jours outre-mer, le reblochon qui «est commercialisé avec une DLC de 35 jours dans l'Hexagone et de 70 jours dans les départements outre-mer» ou «tel sachet de gruyère râpé» avec «une DLC de 40 jours» en métropole et «180 jours en outre-mer».

Fronde à prévoir du secteur de l'agro-alimentaire

Rien d'illégal, puisque les fabricants sont libres de fixer la DLC sur leurs produits. Mais avec la nouvelle loi sur l'alimentation en outre-mer, qui visait avant tout un alignement des teneurs en sucre des produits commercialisés en outre-mer sur ceux de la métropole, les normes vont évoluer. De fait, d'ici six mois les durées de consommation des produits commercialisés en outre-mer et en métropole devront être identiques.

Toute la question est donc de savoir si les producteurs vont allonger la durée de vie des produits en métropole ou raccourcir celles d'outre-mer. En raison du temps de transport nécessaire pour acheminer les produits jusqu'en outre-mer, une durée de vie plus courte paraît impensable. Mais la fronde à prévoir du secteur de l'agro-alimentaire face à un allongement de la durée de vie des produits - et le manque à gagner implicite lié à un moindre gaspillage - pourrait compliquer la mise en application d'une telle mesure.

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  • gnapi le jeudi 6 juin 2013 à 15:08

    Lol !Déjà la traçabilité farine animale / poisson ou viande cheval / boeuf c'était ps triste.Mais là, DLC DOM-TOM / métropole ... ça va donner !J'imagine pour du lait produit en Normandie un DLC différencié suivant que c'est pour le marché métropolitain ou les DOM-TOM et la valse des étiquettes.

  • redsdead le jeudi 6 juin 2013 à 11:42

    - le manque à gagner implicite lié à un moindre gaspillage -En clair il faudrait gaspiller plus, pour relancer l'économie ... Belle mentalité !

  • frk987 le jeudi 6 juin 2013 à 10:21

    Vu le climat des dom-tom, 30 jours en France et 50 en Guyanne, c'est effectivement de l'humour. L'inverse serait acceptable.