La drôle de campagne à Notre-Dame-des-Landes

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Militant collant des affiches pour le « non » au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 13 juin.
Militant collant des affiches pour le « non » au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 13 juin.

Les électeurs de Loire-Atlantique sont appelés à voter, le 26 juin, sur le projet d’aéroport. Partisans et opposants sont mobilisés pour faire valoir leur point de vue.

La consultation locale sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), paisible bourg rural situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Nantes, suscite une drôle de campagne.

Et ce « référendum », appelé de ses vœux par le président de la République, François Hollande, pour sortir de l’imbroglio juridique et politique qui dure depuis plus de cinquante ans, reste bien compliqué à mettre en œuvre.

Le scrutin doit se tenir dimanche 26 juin. Il ne concerne que le seul département de la Loire-Atlantique, périmètre arrêté par le gouvernement, et porte sur le projet d’Aéroport du Grand Ouest (AGO), qui connaît un retentissement régional, national, voire international. Mais la campagne électorale, la bataille des opposants au projet en particulier, se joue bien au-delà de ce seul périmètre de près d’un million d’électeurs (967 500 exactement).

Lundi– juin, le Conseil d’Etat, à Paris, saisi par des associations d’opposants d’une demande d’annulation du décret gouvernemental du 23 avril organisant la future consultation – il en définit le périmètre électoral ainsi que la question posée –, a décidé de renvoyer l’affaire « à une formation collégiale ». En clair, le juge des référés fait appel à un futur jugement, confié à trois juges du Conseil d’Etat. Ceux-ci devront rendre leur avis sur la demande de suspension de l’exécution du décret avant la date du scrutin.

Recours devant le Conseil d’Etat C’est plutôt une bonn...

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  • M8252219 il y a 6 mois

    Ils serait temps de comprendre que les 200 000 habitants de l’agglomération nantaise aspirent au calme et souhaitent voire les avions en pleine et non au-dessus de leurs tètes.