La droite reprend un siège de député à la gauche

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LA DROITE REPREND UN SIÈGE DE DÉPUTÉ À LA GAUCHE
LA DROITE REPREND UN SIÈGE DE DÉPUTÉ À LA GAUCHE

PARIS (Reuters) - L'opposition de droite française, en proie à une guerre des chefs, s'est offert un ballon d'oxygène dimanche en emportant la victoire dans trois élections législatives partielles, par des scores très larges.

Elle reprend un siège à la gauche dans l'Hérault, où le candidat UMP Elie Aboud s'est imposé face à la socialiste Dolorès Roqué, qui l'avait emporté en juin dernier avant que le scrutin ne soit annulé.

Elie Aboud, médecin de 53 ans, élu pour la première fois en 2007, gagne avec 61,91% des suffrages exprimés contre 38,09% à son adversaire, selon la préfecture. Le taux de participation a été de 40,11%.

Lors du scrutin de juin dernier, invalidé par le Conseil constitutionnel pour des procurations irrégulières au profit de Dolorès Roqué, Elie Aboud avait été battu de dix voix par la candidate socialiste lors d'une triangulaire avec le candidat FN Guillaume Vouzellaud.

L'UMP Patrick Devedjian a par ailleurs été réélu dimanche, au second tour de scrutin, député des Hauts-de-Seine.

L'ancien ministre de la Relance a obtenu 60,03% des suffrages exprimés contre 39,97% au candidat de la gauche, Julien Landfried (MRC, "chevènementiste").

L'abstention a été élevée - 63,95%.

L'élection de Patrick Devedjian, le 17 juin dernier, avait été annulée le 18 octobre par le Conseil constitutionnel parce que son suppléant était déjà suppléant d'un sénateur.

SURPRISE DANS LE VAL-DE-MARNE

Dans le Val-de-Marne, le dissident UMP Sylvain Berrios a créé la surprise en battant le sortant Henri Plagnol (UDI, centriste). Il a obtenu 56,6% des suffrages exprimés contre 43,4% au député centriste sortant.

Au premier tour de scrutin, dimanche dernier, Henri Plagnol avait recueilli 26,20% des votes contre 23,39% pour Sylvain Berrios. Le socialiste Akli Mellouli avait été éliminé au premier tour avec 19,99% des suffrages.

Le candidat centriste avait été élu sous l'étiquette UMP le 17 juin dernier avant de rejoindre les rangs du mouvement de Jean-Louis Borloo (UDI, Union des démocrates et des indépendants).

L'élection d'Henri Plagnol face à Akli Mellouli le 17 juin dernier avait été invalidée le 18 octobre par le Conseil constitutionnel car Henri Plagnol avait pris un suppléant qui était déjà celui d'un sénateur.

Ces scrutins, s'ils ne modifient évidemment pas le rapport de force droite-gauche à l'Assemblée, constituent un ballon d'oxygène pour l'UMP, d'autant que le Front national, éliminé au premier tour dans les trois élections, n'a pas fait la percée qu'il escomptait.

Le vote confirme l'impopularité de la gauche revenue au pouvoir en mai après dix ans d'opposition. François Hollande et Jean-Marc Ayrault perdent respectivement deux et cinq points de bonnes opinions dans un sondage Ifop pour Paris Match diffusé lundi et effectué au lendemain de l'accord repoussant la nationalisation du site sidérurgique de Florange.

Thierry Lévêque, Jean Décotte et Emile Picy, édité par Guy Kerivel

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