La droite repart à l'assaut en Centre-Val de Loire

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LA DROITE ESPÈRE CONQUÉRIR LA RÉGION CENTRE-VAL DE LOIRE
LA DROITE ESPÈRE CONQUÉRIR LA RÉGION CENTRE-VAL DE LOIRE

par Mourad Guichard

ORLEANS, Loiret (Reuters) - La droite espère ravir la région Centre-Val de Loire à la gauche, au pouvoir depuis 1998, à la faveur du scrutin des 6 et 13 décembre, mais les attentats du 13 novembre et l'essor du Front national pourraient rebattre les cartes.

Le socialiste François Bonneau, qui dirige l'ancienne région Centre depuis 2007, met en avant son projet et son bilan face à l'"arrogance" du député UDI Philippe Vigier, qui a rallié sur ses listes les Républicains aux centristes de l'UDI et du MoDem.

"Le développement économique, qui est une des compétences régionales majeures, semble avoir été tout simplement oublié par l’exécutif actuel!", répliquent Philippe Vigier et ses colistiers.

"Notre région aurait-elle peur de la richesse? Amateurisme, impréparation, frilosité, clientélisme président à la politique économique régionale depuis 17 ans. Trop c’est trop!", ajoutent-ils.

Réponse de François Bonneau, qui conduit une liste PS-PRG :

"La droite a toujours fait preuve d’énormément d’arrogance, estimant que la gauche arrivait chaque fois aux affaires par erreur". "Mais elle doit se confronter, aujourd’hui, à notre bilan et à notre projet." 

L'équipe sortante promet notamment le doublement des aides à l’innovation, l’instauration d’un guichet unique pour les entreprises ou la garantie d’une première qualification pour les jeunes de la région.

La liste d’union de la droite, baptisée "La Renaissance", avance en contrepoint ses « douze travaux » tous amorçables, selon Philippe Vigier, durant « les 100 premiers jours » de mandature.

"Des élus en charge peuvent avoir des résultats et on va en rendre compte", assure-t-il.

UN PLAN DE RELANCE DE 500 MILLIONS D'EUROS

Son programme, corédigé par Marc Fesneau (MoDem) et Guillaume Peltier (LR), prévoit notamment un plan de relance de 500 millions d’euros, un plan de simplification régionale, un pacte pour la ruralité et la priorité donnée au "patriotisme économique".

"A travers 'La Renaissance', qui est notre étendard, nous voulons retrouver le courage de dire et le courage de faire", affirme Guillaume Peltier, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy passé par le Front National et le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers.

Le jeune élu milite pour « le rétablissement d’une fierté régionale et nationale sans laquelle aucune croissance économique n’est possible ».

Le dernier sondage en date, une enquête BVA réalisée du 6 au 15 octobre, confère une large avance à la liste de Philippe Vigier au premier tour (33%), qui est suivie de la liste de l'eurodéputé FN Philippe Loiseau (24%) et de celle de François Bonneau (22%).

Alliés historiques du PS dans cette région grande comme la Belgique où les six départements sont administrés par des majorités de droite, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti communiste présentent des listes autonomes au premier tour.

Au second tour, la droite l'emporterait avec 40% des suffrages contre 3% à la gauche et 27% au FN.

La progression de l'extrême droite observée depuis les attentats du 13 novembre n'inquiète pas Guillaume Peltier.

"Tous les sondages réalisés depuis les attentats dans les autres régions montrent une variation maximale de deux points", relève-t-il.

Face aux « menaces qui pèsent sur notre pays », François Bonneau a articulé sa campagne autour des « valeurs de la République". "Quand on soutient la place de la culture, des associations, la réussite pour tous, l’égalité des chances, on affirme la force de la démocratie", assure-t-il.

(Edité par Sophie Louet)

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  • M3435004 le dimanche 29 nov 2015 à 16:49

    La grande raclée s'impose