La droite espagnole fait le ménage dans ses rangs

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Soupçonné de corruption, le gouverneur de la région de Valence, Francisco Camps, a été contraint à la démission.

À Madrid

«Je me sacrifie pour que Mariano Rajoy soit le prochain président du gouvernement.» C'est en ces termes grandiloquents que le président de la région de Valence (Parti populaire, centre droit), accusé de corruption, a annoncé mercredi soir sa démission. Nul n'a cherché à le contredire: le départ de Francisco Camps enlève effectivement une épine du pied de Mariano Rajoy, le candidat du Parti populaire aux prochaines élections générales.

Après deux ans et demi d'instruction judiciaire, et à la veille de l'ouverture de son procès, il a surpris son propre camp. La justice le soupçonne d'avoir bénéficié des faveurs d'un vaste réseau d'entreprises qui accaparaient les marchés publics de plusieurs régions dirigées par la droite. Dans le cadre de cette affaire Gürtel, Camps aurait reçu plusieurs costumes, des vestes, des cravates et des chaussures de marque, pour une valeur totale de 14.000 euros.

«Si solo son tres trajes!» («Tout ça pour trois cos

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