"La droite a gagné la bataille culturelle de ce début de siècle"

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Nicolas Sarkozy en meeting au Trocadéro, le 1er mai 2012. Selon Gaël Brustier, Sarkozy a retenu des rudiments de l'idée gramscienne que le pouvoir se prend par les idées.
Nicolas Sarkozy en meeting au Trocadéro, le 1er mai 2012. Selon Gaël Brustier, Sarkozy a retenu des rudiments de l'idée gramscienne que le pouvoir se prend par les idées.

Après son étude du mouvement d'opposition au mariage pour tous, la Manif pour tous, qu'il renomme le Mai 68 conservateur, Gaël Brustier publie À demain, Gramsci, toujours chez les éditions (chrétiennes) du Cerf. L'ouvrage veut comprendre pourquoi la gauche ne porte plus un projet de société mobilisateur. Tandis que la droite conservatrice se fait partout entendre, incarnée par des "intellectuels" comme Éric Zemmour, Alain Finkielkraut, ou Patrick Buisson et des politiques, Nicolas Sarkozy, Nadine Morano ou encore Marine Le Pen, la gauche se tait. Un mutisme idéologique qui serait la cause de l'émergence de ce "front culturel commun" de la droite conservatrice et populiste.

Même Jean-Christophe Cambadélis, cité par Gaël Brustier, le reconnaît en avril dernier au congrès PS à Poitiers : "La gauche n'est plus en situation d'hégémonie culturelle." Il faut rappeler que l'hégémonie culturelle chez Gramsci servait à expliquer pourquoi le prolétariat n'avait toujours pas fait la révolution annoncée par Marx. Selon le penseur italien, l'hégémonie culturelle du capitalisme avait servi à l'adoption par les exploités des intérêts de la bourgeoisie. Dans l'ouvrage de Brustier, l'hégémonie culturelle en politique consisterait plutôt à reconstruire une idéologie soutenue par une base militante et qui conçoit des intérêts communs. Cette idéologie serait diffusée dans des lieux de débats ou institutions culturelles, comme...

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