La doudoune, le succès de l'année 2014 malgré la météo clémente

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Les ventes de doudounes et de ses dérivés ont progressé de 30% l'an dernier, alors même que 2014 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée.

La mode, un éternel recommencement.... Trente ans après la célèbre doudoune rouge sans manche de Marty McFly dans le film «Retour vers le Futur», la doudoune (et ses dérivés) est de retour depuis 2014 sur le devant de la mode, notamment féminine. Selon les derniers chiffres de la Fédération française du prêt-à-porter féminin (FFPAPF), le nombre de doudounes, parkas et autres anoraks pour femmes vendus en 2014 a bondi de 30,9%. Et ce malgré une année particulièrement défavorable sur le plan de la météo puisque 2014 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée.

«Ce boom des grosses pièces est clairement un phénomène de mode» appuie François-Marie Grau, le délégué général de la FFPAPF. Réservées auparavant aux montagnards, elles gagnent désormais les villes. D'autres catégories sont aussi concernées puisque les blousons, coupe-vent et imperméables rebondissent respectivement de 20,3%, 16% et 36,1% par rapport à 2013. Et les femmes ne sont pas les seules touchées par le phénomène.

Selon l'Institut Français de la Mode (IFM) qui compile les données pour toutes les tranches (homme, femme, enfant), le nombre global de doudounes et de vestes sans manches sportswear a progressé de 22 % sur les 11 premiers mois de 2014.Chez le spécialiste du déstockage en ligne BrandAlley, c'est plus de 20.000 doudounes qui ont été écoulé cet hiver, soit 19% de plus qu'en 2013. Avec une préférence pour les modèles cintrés, avec manches et ultrafins.

Le japonais Uniqlo copié

Après la salopette l'an dernier, le succès est donc dans la plume. Ce n'est pas le japonais Uniqlo, qui écoule en ce moment sa gamme «Ultra Light Down» par milliers d'unités tous les jours, qui niera ce phénomène. C'est même lui qui l'a lancé à l'hiver 2013/2014. Cette série de doudounes, vendues entre 49,90 euros à 69,90 euros selon le modèle et la couleur, cartonne en France et dans de nombreux autres marchés européens.

Ultrafins, ces modèles se portent aussi bien comme manteau que sous une pièce plus grosse, et se glissent dans un petit sac comme un K-Way. «Ces spécificités lui offrent une durée de vente plus longue que les grosses doudounes où les grosses parkas», analyse-t-on à l'Institut Français de la Mode (IFM). Face à cet engouement, l'initiative du japonais n'a pas tardé a être copiée: aujourd'hui, on trouve des modèles similaires «aussi bien dans des chaînes jeunes, populaires et bon marché comme Jennyfer, que dans ses enseignes pour seniors avec un niveau de gamme plus élevé, comme Un Jour Ailleurs», conclut une spécialiste à l'IFM.

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