La disparition du rabbin Ovadia Yossef bouleverse Israël

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Le rabbin Ovadia Yossef, ici en 2011.
Le rabbin Ovadia Yossef, ici en 2011.

Les télévisions et les radios ont bouleversé leurs programmes. Le Premier ministre a interrompu toutes ses activités et exprimé sa "profonde tristesse" face au décès d'un "géant de la Torah". Plus de 500 000 personnes sont descendues dans les rues de Jérusalem pour assister à ses obsèques. La disparition, à 93 ans, du rabbin Ovadia Yossef a provoqué, en Israël, une onde de choc qui transcende les clivages aussi bien politiques que religieux.

Il faut dire que depuis des décennies, cet homme originaire d'Irak - il était né à Bagdad et arrivé à l'âge de 4 ans avec sa famille dans la Jérusalem du mandat britannique - n'a cessé de marquer de son empreinte et parfois de ses oukases la société israélienne. D'abord par une carrière de rabbin qui l'a mené au sommet : en 1973, il est élu grand rabbin sépharade d'Israël. Un mandat qui durera dix ans. Mais, bien avant d'assumer cette fonction, en fait depuis très jeune, Ovadia Yossef se révèle un génie de la jurisprudence religieuse. Un domaine auquel il a consacré 39 ouvrages. Des livres qui lui vaudront, en 1970, le Prix Israël, la plus prestigieuse des récompenses israéliennes. Autorité incontestée en la matière, souvent libéral dans ses jugements de loi juive, il n'était pas seulement reconnu par ses pairs sépharades, mais aussi par de nombreuses figures religieuses ashkénazes.

Mais pour beaucoup d'Israéliens, c'est probablement au plan politique qu'il aura eu le plus...

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