La discipline de Madrid rassure un peu l'Europe

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ANALYSE - Par Anne Cheyvialle.

Anne Cheyvialle.
Anne Cheyvialle.

Dans une zone malmenée depuis des mois par les marchés, deux maîtres mots s'imposent: crédibilité et confiance. À chaque appel à l'aide internationale de la Grèce, de l'Irlande ou du Portugal, l'Espagne s'est employée à rassurer, par la voix de sa ministre de l'Économie. Cette semaine encore, face aux nouvelles attaques à la veille d'élections perdues d'avance, Elena Salgado l'a martelé : Madrid n'a pas besoin du soutien de Bruxelles et du FMI. Il est vrai que si l'Espagne, empêtrée dans une crise immobilière sans fin qui a creusé le déficit et la dette, fut longtemps désignée prochaine victime de la contagion, l'½il des marchés s'est déplacé depuis cet été vers une autre péninsule de la Méditerranée, l'Italie. Pourquoi ? Question de taille d'abord : avec 1900 milliards d'euros d'encours, la dette italienne est trois fois plus importante que l'espagnole. Les raisons sont aussi politiques : après avoir tardé, en 2008,

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