La direction de La Redoute veut saisir le tribunal de commerce

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LA DIRECTION DE LA REDOUTE COMPTE SAISIR LE TRIBUNAL DE COMMERCE
LA DIRECTION DE LA REDOUTE COMPTE SAISIR LE TRIBUNAL DE COMMERCE

par Pierre Savary

LILLE/PARIS (Reuters) - La Redoute a annoncé vendredi son intention de saisir le tribunal de commerce des difficultés financières de la société de vente par correspondance, les modalités du plan social ayant été rejetées par une majorité des syndicats de l'enseigne.

La direction de l'ex-filiale de Kering PRTP.PA avait donné jusqu'à 14h00 aux organisations syndicales pour signer ce plan, déjà paraphé par la CFE-CGC, minoritaire. Elle avait précisé qu'un rejet de l'accord entraînerait la fin du processus de cession engagé avec Kering et qu'elle s'en remettrait alors au tribunal de commerce.

"La situation est grave: en l'absence d'accord majoritaire sur le socle de mesures sociales et en anticipation de l'arrêt du financement de l'exploitation de la Redoute par Kering, la direction à l'obligation d'informer le président du tribunal de commerce de Lille des difficultés financières auxquelles est confrontée l'entreprise", écrit la direction de La Redoute dans un communiqué.

"L'objet de cette démarche est d'étudier les suites qui peuvent être données à cette nouvelle situation", ajoute-t-elle, disant prendre acte "avec regret de l'impasse dans laquelle se trouve La Redoute".

Une entreprise en difficulté peut demander à être placée en redressement judiciaire, une procédure destinée à permettre sa sauvegarde. Le redressement judiciaire est assuré selon un plan arrêté par décision de justice à l'issue d'une période d'observation, ce plan prévoyant soit la continuation de l'entreprise, soit sa cession.

Kering n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Les trois principaux syndicats de La Redoute ont refusé vendredi de signer le protocole d'accord présenté par la direction sur le plan social, a déclaré vendredi un responsable syndical de la CGT.

"Aucun des trois syndicats CGT, CFDT, SUD n'a signé l'accord proposé par la direction", a déclaré à des journalistes Fabrice Peeters, responsable CGT, à l'issue d'un comité d'entreprise.

Kering a cédé La Redoute en décembre dernier pour un euro symbolique à deux dirigeants de la société, Nathalie Balla et Eric Courteille.

La nouvelle direction a récemment annoncé la suppression de 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Kering s'est de son côté engagé à financer le projet des repreneurs et les mesures sociales à hauteur de 520 millions d'euros.

La direction de La Redoute proposait une indemnité minimale de départ volontaire de 20.000 euros, à laquelle s'ajoute 750 à 1.200 euros selon les cas par année d'ancienneté, plus un mois de salaire pour les 50-54 ans et deux mois pour les 55 ans et plus.

Les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros et 1.500 euros par année d'ancienneté.

(Avec Gilles Guillaume, Benjamin Mallet et Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • M3182284 le vendredi 21 mar 2014 à 18:10

    R.I.P entreprise française

  • jfvl le vendredi 21 mar 2014 à 18:03

    La routine des syndicats qui oublis leur mission première protéger les intérêts des salariés tout en évitant de casser l'outil de travail.

  • berkowi le vendredi 21 mar 2014 à 18:00

    Nous avons le déplaisir de voir la démolition d'une société, La Redoute, en direct. Mes condoléances aux salariés.

  • M4426670 le vendredi 21 mar 2014 à 17:48

    CGT, SUD, UNSA, FO, CFDT: "entreprises" de démolition!

  • M4426670 le vendredi 21 mar 2014 à 17:47

    Les syndicats ont choisit: les salariés trinquent!

  • M4484897 le vendredi 21 mar 2014 à 17:31

    on se demande pourquoi les repreneurs ne convoquent pas le personnel au complet et leur pose la question par référendum, les syndicats ne représentent au mieux que les encartés, c'est a dire très peu de monde