La diplomatie, grande absente du projet Romney

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Les divisions du Parti républicain contribuent à cette discrétion dont Obama entend bien tirer parti.

Sur un discours de 39 minutes, Mitt Romney en a consacré 3 à la politique étrangère, jeudi soir à la convention de Tampa. «Deux cent vingt- deux mots exactement», se gausse l'analyste Michael Cohen dans un article de Foreign Policy intitulé «Sacrément vide!». Cette quasi-absence de l'international en dit long sur la place que tient aujourd'hui la politique extérieure dans le débat présidentiel de la première puissance du monde, obnubilée par son affaissement économique interne. Mais cette discrétion révèle aussi la gêne qui traverse un Parti républicain profondément divisé entre interventionnistes, réalistes et isolationnistes.

Face à une Administration Obama qui a renoncé à fermer Guantanamo, a éliminé Ben Laden et s'est paradoxalement coulée dans les pas de son prédécesseur George W Bush en matière de sécurité nationale, menant sans ciller une politique d'assassinats ciblés de responsables terroristes d'al-Qaida par drones interposés, la droite p

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  • LeRaleur le dimanche 2 sept 2012 à 23:15

    Quand l'Amérique retrouvera sa puissance économique, sa puissance diplomatique en fera autant. Mais bon, ce n'est pas demain la veille. Pour le moment les deux sont en berne.