La diplomatie européenne trustée par les Britanniques

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La France est marginalisée dans la nouvelle diplomatie européenne.

Pour le Quai d'Orsay, c'est l'organigramme de la colère, ou l'équivalent bureaucratique de la bataille de Trafalgar: le Service d'action extérieure (SAE), qui s'imposera d'ici trois jours comme le porte-voix d'une politique étrangère européenne, s'est gonflé in extremis d'une légion d'amis de Catherine Ashton et du Foreign Office, aux dépens d'une minorité de diplomates tricolores.

«Entre eux et nous, c'est désormais à cinq contre un!», s'étrangle un responsable français en décrivant la pyramide du pouvoir mise au point par la baronne britannique. Sur l'organigramme rendu public à l'approche de l'échéance, l'Union Jack flotte de bas en haut et de droite à gauche, isolant à peu près partout les trois couleurs de la République.

Le SEA -ou plutôt l'acronyme anglais EEAS, finalement retenu- devait conjuguer les talents de 27 diplomaties nationales. Avec, comme clef de voûte, le professionnalisme revendiqué par de vieux rivaux -les Français, les Britanniques et

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