La diplomatie complique la crise en Syrie

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La guerre en cache une autre, plus sourde, qui met en jeu des intérêts stratégiques et économiques, et tente d'imposer de nouveaux rapports de force sur la scène internationale.

Il y a la guerre des opposants contre un régime despotique, le printemps arabe syrien, qui dure depuis un an et demi, fait des morts chaque jour et provoque dans le monde occidental une vive émotion, au nom des valeurs de liberté et de démocratie. Et puis il y a une autre guerre, plus sourde, diplomatique, menée par les grandes puissances, qui s'affrontent, par procuration, sur le terrain syrien. Cette seconde guerre, qui ne s'affiche pas sur les écrans de télévision, n'a pas pour priorité des considérations morales, les droits de l'homme ou la sauvegarde des victimes. Elle met en jeu des intérêts stratégiques et économiques, tente d'imposer de nouveaux rapports de force sur la scène internationale.

En tête de ce grand jeu diplomatique, l'opposition entre l'Iran chiite, allié de Damas, et l'Arabie saoudite sunnite, qui soutient les rebelles. «L'Arabie saoudite veut redevenir le leader du monde musulman. L'Iran, hors du coup depuis trente ans à cause des sanctions, ma

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