La difficile évaluation des risques de récidive

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L'évaluation de la dangerosité des criminels sexuels en France repose uniquement sur une expertise psychiatrique, et non sur des méthodes statistiques sur le risque de récidive comme le recommande l'Académie de médecine.

La mort tragique de la jeune Agnès la semaine dernière a remis sur le devant de la scène la question de l'évaluation de la dangerosité et du risque de récidive des criminels sexuels. Cette expertise, effectuée en France uniquement par des psychiatres, est notamment nécessaire pour obtenir une libération conditionnelle, ou pour ne pas rester en prison dans l'attente de son procès. Mais les cas de récidives d'individus jugés pourtant non-dangereux interrogent sur les possibles faiblesses de l'expertise psychiatrique.

«La question de la récidive est devenue la patate chaude» de la profession, explique Roland Coutanceau, expert psychiatre et criminologue *. «Auparavant, l'expertise psychiatrique était simple. On dressait le profil de la personne et indiquait si elle était folle ou non. Depuis, on nous demande d'établir si elle est crédible, et si elle est toujours dangereuse». Or, il existe une différence fondamentale entre la dangerosité au sens psychiatrique et ce

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