La difficile évaluation des prêts toxiques

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Une commission d'enquête parlementaire a chiffré à 18,8 milliards les emprunts toxiques détenus par les collectivités locales, les hôpitaux et les HLM. Mais il est difficile d'évaluer le nombre d'acteurs touchés.

Le piège des emprunts toxiques est apparu au grand jour fin 2008, en même temps que la crise financière. Quelques collectivités -Saint-Étienne, la Seine-Saint-Denis- ont découvert qu'elles avaient dans leurs comptes des emprunts dont les taux d'intérêt pouvaient s'envoler, car ils évoluaient en fonction d'indices instables, comme le taux de change du franc suisse et de l'euro.

Mais il a fallu trois ans pour avoir une vision plus précise de l'ampleur du problème. Pour une raison simple: les communes, départements et régions ne fournissent pas d'informations assez détaillées sur leurs dettes dans leurs comptes. Pour contourner cet obstacle, la commission d'enquête créée par les députés a demandé aux banques de lui fournir leurs encours par type de prêt et par client.

Elle a rendu son rapport ce jeudi. Verdict: les collectivités ont dans leur bilan 23,3 milliards de produits structurés, c'est-à-dire de prêts complexes qui ne sont pas tous dangereux. Sur ce total, 1

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