La dette grecque au centre de la visite d'Obama à Athènes

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    ATHÈNES, 15 novembre (Reuters) - Barack Obama est arrivé 
mardi en Grèce, dans le cadre de la dernière tournée à 
l'étranger de son mandat, et Athènes espère que cette visite de 
deux jours contribuera à convaincre ses créanciers d'alléger sa 
dette. 
    Le président américain, qui remettra les clés de la Maison 
blanche à Donald Trump le 20 janvier, a dès son arrivée fait un 
geste dans cette direction en déclarant que les Etats-Unis se 
tiendraient au côté de la Grèce dans les épreuves qu'elle doit 
surmonter et en disant constater les progrès qu'elle a réalisés. 
    "La Grèce a traversé des heures très difficiles ces 
dernières années", a déclaré Barack Obama lors d'une rencontre 
avec son homologue grec, Prokopis Pavlopoulos. 
    "Nous sommes heureux de constater les progrès qui sont 
réalisés tout en reconnaissant qu'il reste encore des défis 
considérables à surmonter et nous avons l'intention de rester au 
côté du peuple grec tout au long du processus." 
    "Au reste de l'Europe, je vais continuer de dire que 
l'austérité ne peut à elle seule être le vecteur de la 
prospérité", a-t-il également déclaré lors d'une rencontre avec 
le Premier ministre Alexis Tsipras. 
    Abordant ensuite la question des migrants et des réfugiés, à 
laquelle la Grèce est confrontée en premier lieu, Obama a estimé 
qu'un seul pays ne pouvait "porter à lui seul un tel fardeau". 
    La visite en Grèce de Barack Obama n'a pas échappé aux 
organisations humanitaires et de défense des droits de l'homme 
qui l'ont appelé à mettre l'accent sur la nécessité de voir 
l'Europe apporter une réponse globale à la crise et à demander 
aux pays les plus riches de prendre en charge un plus grand 
nombre de migrants. 
    "Le président Barack Obama doit profiter de sa visite pour 
mettre en lumière les conditions effroyables pour des dizaines 
de milliers de réfugiés bloqués en Grèce, mais aussi 
l'incapacité des dirigeants du monde à faire face à la crise 
plus globale des réfugiés, a déclaré John Dalhuisen, directeur 
pour l'Europe d'Amnesty International. 
    Barack Obama, qui doit prononcer mercredi un discours sur la 
démocratie, est logé dans une résidence luxueuse située à moins 
de 15 kilomètres d'un aéroport désaffecté où sont hébergés des 
centaines de migrants et de réfugiés. 
    "Nous voulons qu'Obama vienne nous voir, voir que nous 
vivons comme des prisonniers", a expliqué Hatzi Naser, un Afghan 
de 42 ans. "C'est à cause de lui que nous sommes là, à cause de 
la guerre de son armée. Nous voulons qu'il vienne et qu'il voie 
la saleté dans laquelle nous vivons." 
    Après Athènes, qui n'a pas accueilli de président américain 
depuis Bill Clinton en 1999, Barack Obama se rendra à Berlin où 
il s'entretiendra vendredi avec Angela Merkel et d'autres 
dirigeants européens, dont François Hollande et la Britannique 
Theresa May). 
    Il ira ensuite au Pérou pour un sommet économique de la 
région Pacifique samedi et dimanche auquel participera également 
le président chinois Xi Jinping. 
 
 (Lefteris Papadimas et Renee Maltezou, Jean-Philippe Lefief et 
Nicolas Delame pour le service français) 
 
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