La destruction du village fantôme de Pirou démarre

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VIDÉO - Abandonné depuis plus de 25 ans, ce complexe de 120 maisons en bord de mer dans la Manche n’a jamais été habité. Les travaux ont démarré pour sécuriser les lieux avant de tout raser. Retour sur un fiasco.

Cette fois, c’est bien le début de la fin pour le village fantôme de Pirou-Plage, dans la Manche. Les premières opérations liées à la démolition des lieux ont été lancées en fin de semaine dernière comme le rapporte la Manche Libre . Pour l’instant, il s’agit de planter des poteaux hauts de 2 mètres tout autour des 68.000 mètres carrés du village afin d’en interdire l’accès. Source de curiosité depuis 25 ans, ces lieux inhabités attirent promeneurs, curieux et fans de graffitis. Mais l’endroit pourrait s’avérer dangereux et la commune de Pirou, propriétaire de ce hameau, a obtenu et affiché depuis le 4 août un permis de démolir les lieux. Il s’agit aussi, selon la municipalité, de faire disparaître cette verrue qui défigure la côte.

C’est donc l’épilogue (ou le triste dénouement) d’un fiasco immobilier pour ce complexe de 120 maisons n’ayant jamais été habitées. En cause: la faillite d’un promoteur en 1992 et l’absence de toute viabilisation des lieux. En effet, le permis de construire de ce complexe de 120 maisons qui avait été baptisé Aquatour avait été refusé dès 1990 alors que les maisons étaient presque achevées.

La célébrité venue des drones

Un ratage qui avait poussé les artisans impliqués dans ce chantier à récupérer sur place les matériaux qui pouvaient l’être. Ceux qui avaient investi sur place ont été partiellement indemnisés et la commune est devenue propriétaire des lieux. Depuis, les artistes des alentours s’étaient emparés de l’endroit pour en faire un véritable musée du tag et du graffiti, à ciel ouvert. En janvier 2015, la réputation des lieux a largement dépassé les frontières locales grâce à la vidéo d’un pilote de drone, abondamment visionnée et partagée sur les réseaux sociaux.

Une fois que les constructions auront été rasées, la municipalité pourrait faire du terrain une résidence hôtelière, une maison de retraite mais aussi de nouvelles habitations.

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