La désillusion Pinturault

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La désillusion Pinturault
La désillusion Pinturault

Le ski alpin français devra encore attendre avant de décrocher sa première médaille lors de ses Jeux Olympique d'hiver de Sotchi. Tous les espoirs de l'équipe de France reposaient sur Alexis Pinturault. Mais le jeune skieur de 22 ans, passé à côté de la descente, tôt dans la matinée, est parti à la faute sur le slalom. Une faute d'intérieur en forme d'énorme désillusion pour « Pinpin », qui attendait beaucoup de ses premiers JO. Mais en ne terminant que 23eme de la descente, le skieur de Courchevel avait fortement handicapé ses chances de médailles avant l'heure. Cette mauvaise place sur la première course du jour a en effet contraint la plus grande chance de médaille française sur ce Super-Combiné à prendre tous les risques sur le slalom. Condamné à l'exploit, Pinturault est sorti à mi-parcours.

Mais même son début de parcours, dans un style un peu heurté, ne laissait rien présager de bon pour le natif de Moutiers, qui a manqué le piquet bleu au moment où il relançait après avoir pourtant passé le rouge. « Je passe un peu trop près d'un piquet, il me tape la chaussure, me colle les deux pieds, et je n'arrive pas à me dépatouiller pour ressortir avec de la mobilité. Ce qui me fait enfourcher », expliquait par la suite sur France 3 le grand malheureux du jour côté français. « Alexis était parti un peu sur un faux-rythme, c'est une course ratée, il faut repartir et aller chercher ce Super-G, analysait de son côté le Directeur technique national (DTN), Fabien Saguez, très déçu lui aussi par la performance de nos représentants. Les garçons sont bien en forme, il faudra continuer à cravacher, c'est ça le ski, c'est beaucoup de risques et parfois des efforts anéantis en un rien de temps. »

Thomas Mermillod-Blondin, 27eme de la descente, n'est pourtant pas passé loin de l'exploit. Mais après une course presque parfaite (erreur en haut du parcours), le trentenaire, natif d'Annecy, a fait les frais d'un manque de vigilance et s'est retrouvé les fesses sur le sol. « Je mets un peu la main par terre, je râpe un peu la neige dans la protection et un coup de malchance ou pas de vigilance, et je vais au tapis direct. » Même si Adrien Théaux, auteur d'une performance timorée, termine à une place respectable, ce n'était pas le jour des Français.

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