La dernière usine de machines à écrire a fermé ses portes 

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Faute de commandes, la dernière usine au monde basée à Bombay a décidé de cesser la fabrication des machines à écrire après plus d'un demi-siècle de production.

L'ordre des touches sur les claviers d'ordinateur est désormais l'ultime vestige de l'ère des machines à écrire. En Inde, la dernière usine au monde fabriquant encore les appareils sur lesquels des générations de dactylos ont abîmé leurs ongles, vient de baisser le rideau.

Le Daily Star a révélé que, faute de commandes, le groupe Godrej & Boyce basé à Bombay a, sans surprise, décidé de cesser la fabrication après plus d'un demi-siècle de production. La faute, évidemment, à l'irrésistible ascension de l'informatique, qui a réduit de 50.000 unités en 1990 à 800 seulement en 2010, le nombre de machines produites annuellement par le conglomérat du sous-continent.

L'administration indienne a donné le coup de grâce en décidant de passer progressivement à l'informatique, au grand dam des vieux fonctionnaires qui affirment taper plus vite sur une machine.

Pour liquider les dernières machines en stock, Godrej & Boyce fait vibrer la corde de la spéculation. «C'est la dernière occasion pour les amateurs de machines à écrire», a indiqué à la presse indienne l'un des dirigeants du groupe.

Précision avant de se ruer à Bombay: la plupart d'entre elles sont destinées aux textes de langue arabe.

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