La dérive obscure d'un petit voyou

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Mohamed Merah a multiplié les délits avant de se radicaliser en prison et de sombrer dans la folie meurtrière

Le passé, c'est tout ce qu'il reste aujourd'hui pour reconstituer l'escalade vers la folie meurtrière de Mohamed Merah, abattu jeudi d'une balle dans la tête, capable de filmer ses exécutions comme ses acrobaties au volant.

Abasourdis d'avoir côtoyé l'adolescent devenu le «tueur au scooter», nombre d'habitants du quartier des Izards ont encore du mal à reconstituer le puzzle. Certains n'en démordent pas, le petit délinquant, «beau gosse» au sourire bravache et à l'allure gracile, fêtard à ses heures, plus sombre à d'autres, n'a pas le profil d'un «fou d'Allah». «Je n'y crois pas. On buvait des bières, on fumait des bedos (des joints, NDLR), on tenait les murs de la cité ensemble», se tourmente une connaissance. Mercredi, un ami évoquait de récentes soirées en boîte de nuit. Après une enfance dans les quartiers de Bellefontaine puis des Pradettes, à Toulouse, Mohamed Merah est suivi par au moins trois travailleurs sociaux aux Izards. Avec un père absent et u

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