La déprime argentine

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La déprime argentine
La déprime argentine

Les Argentins n'arrivent pas à le croire : après Rio et Santiago, c'est cette fois à New Jersey que leur sélection a perdu une troisième finale consécutive qui leur tendait les bras. Celle de trop pour Messi, qui a annoncé sa retraite internationale, et pour tout un pays qui ne sort plus la tête de l'eau.

C'est la photo que tous les journaux argentins ont choisi : Messi à genoux, face contre pelouse. Effondré. Il y a, aussi, ses larmes, après ce penalty envoyé dans les tribunes. Des pénos, Léo en a manqué plus d'un. Mais pas à ce moment-là : en demi-finale face aux Pays-Bas en 2014, en quart face à la Colombie puis en finale contre le Chili en 2015. À chaque fois, le meilleur joueur du monde avait mis les siens sur de bons rails, avant de voir, impuissant, ses coéquipiers échouer. Et ce titre international après lequel il court encore lui échapper à nouveau. L'Argentine, 1re au classement FIFA, sans titre depuis 1993 (hors JO), a perdu sa troisième finale en trois ans. Comme si le destin avait décidé de jouer avec elle.


Car cette Copa América aux États-Unis était faite pour elle : l'Albiceleste a marché tout au long de la compétition sur ses adversaires. Y compris en finale, face à un Chili reparti dans un nouveau cycle avec Pizzi aux manettes et qu'elle avait logiquement battu en début de tournoi. Mais l'histoire s'est répétée. Un enchaînement de curiosité, de maladresse ou de malédiction : Higuaín qui manque un nouveau face-à-face offert par l'adversaire, Rojo qui craque et qui empêche les siens d'évoluer une heure en supériorité numérique, Bravo qui sauve les siens devant Agüero, et donc Messi, puis Biglia, deux tireurs de penalty, qui se ratent, alors que Romero avait ouvert la voie en sortant le péno de Vidal. C'est trop. Au bout de la nuit, Messi a fondu en larmes, avant de plonger définitivement le pays dans l'obscurité : "La sélection, pour moi, c'est terminé".

Le Chili des Argentins


L'Argentine allait remporter cette Copa. C'était évident. Dessiné. Elle allait aussi remporter le Mondial sur le sol de l'ennemi sportif, ce Brésil au fond du trou, qui dans son malheur, pourra se dire que l'Argentine aura connu pire encore que l'humiliation : être tout près de gagner, mais perdre. Trois fois de suite. La défaite, les Argentins la haïssent. C'est pour cela qu'ils n'ont jamais vraiment fait de Messi leur héros, qu'ils n'ont jamais tourné la page Maradona. Ce Dios qui, symboliquement, fêtait les 30 ans de la revanche des Malouines, ce doublé historique et anormal contre…





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