La dépénalisation n'est pas l'arme absolue, dit Obama en Jamaïque

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KINGSTON, 10 avril (Reuters) - Barack Obama s'est risqué jeudi à donner son avis sur la dépénalisation du cannabis lors d'une visite en Jamaïque, où une loi en ce sens a été adoptée en juin. "Beaucoup de gens pensent qu'il suffit de dépénaliser pour réduire les sommes qui alimentent le trafic international, pour accroître les recettes et créer des emplois. Je dois vous dire que ce n'est pas l'arme absolue", a déclaré le président des Etats-Unis. "Je crois fermement que la direction que nous avons prises aux Etats-Unis dans le cadre de ce qu'on a appelé la guerre contre la drogue a fait une telle place à l'incarcération qu'elle a été contre productive" a-t-il poursuivi, soulignant que deux Etats - le Colorado et Washington - avaient depuis opté pour la dépénalisation et que le reste du pays observait ces "expériences". Largement cultivé en Jamaïque, le cannabis joue un rôle important dans le mouvement rastafarien, dont Bob Marley s'était fait le héraut. Grand admirateur de l'icône du reggae décédée en 1981, Barack Obama s'est rendu jeudi à son domicile de Kingston. Cette visite "a été l'une des plus amusantes de toutes celles que j'ai faites depuis que je suis président", a-t-il assuré. Aucun président américain ne s'était rendu en Jamaïque depuis Ronald Reagan en 1982. Au terme de cette brève visite, Barack Obama a pris la direction du Panama où il doit assister vendredi au septième Sommet des Amériques. (Matt Spetalnick et Aileen Torres-Bennett, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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