La Dépakine prescrite à 10 000 femmes enceintes entre 2007 et 2014 malgré les risques

le , mis à jour à 18:46
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La Dépakine prescrite à 10 000 femmes enceintes entre 2007 et 2014 malgré les risques
La Dépakine prescrite à 10 000 femmes enceintes entre 2007 et 2014 malgré les risques

Les autorités sanitaires auraient-elle manqué de réactivité ? C'est du moins ce qu'affirme le Canard Enchainé dans son édition de mercredi, pointant du doigt ce qui s'apparenterait à un nouveau scandale sanitaire. Selon l'hebdomadaire satirique, plus de 10 000 femmes auraient pris de la Dépakine, un anti-épileptique accusé notamment de provoquer des malformations chez le foetus, entre 2007 et 2014.

 

Le journal satirique précise que ce chiffre figure dans une étude «alarmante» menée conjointement par l'agence du médicament ANSM et la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS). Les autorités avaient pourtant vent des dangers de ce la Dépakine dès 2006, affirme le journal, mais le médicament a continué à être prescrit notamment aux femmes enceintes.

 

«Ces chiffres ne nous surprennent pas, l'ordre de grandeur correspond à ce qu'on voit dans les dossiers», a réagi mercredi Me Charles Joseph-Oudin qui travaille sur quelques 850 dossiers, dont quatre plaintes au pénal et 15 procédures civiles, les autres dossiers étant «en cours de constitution».

 

Malformations et troubles du comportement

 

Présent dans plusieurs spécialités pharmaceutiques dont la Dépakine, le valproate de sodium est sur la sellette depuis plusieurs années à cause de son risque élevé de malformations (de l'ordre de 10%) mais également d'un risque plus élevé de troubles du comportement (retards intellectuels et/ou de la marche) ainsi que des cas d'autisme, qui peuvent atteindre jusqu'à 40% des enfants exposés.

 

En se basant sur les chiffres du Canard et sur les pourcentages de risques, Me Joseph-Oudin évalue à environ 710 le nombre d'enfants qui sont nés chaque année entre 2007 et 2014 avec des malformations ou des troubles neuro-développementaux.

 

En remontant jusqu'à 1994, «date charnière» à partir de laquelle tous les risques du médicament «commencent à être connus», ce sont ...

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  • M3155433 il y a 12 mois

    Les autorités sanitaires auraient-elle ENCORE manqué de réactivité ? ... Malgré la GRANDE réforme annoncée apres le dernier scandale sanitaire !?!! Et ce sont des journalistes qui font le boulot d'alerter. Encore des copains politiques recasé dans ces "hautes autorités" , innombrables, incapables, dangereuses et couteuses . Vraiment on est en monarchie , avec des bourses données a vie a des nombreux incompetents gravitant dans la cour des rois .Au gnouf tous ces politicards ,ça n'arrete pas!