La délicate transition de l'économie polonaise

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L'usine Volkswagen de Wrzesnia (Pologne), entrée en activité en octobre 2016.
L'usine Volkswagen de Wrzesnia (Pologne), entrée en activité en octobre 2016.

La Pologne ne veut plus (seulement) être l'usine de l'Europe. Lassée d'être accusée de dumping social, elle joue la carte de l'innovation et des services.

« Bienvenue dans l'usine la plus high-tech d'Europe. » Maciej Laufer est un homme débordé. Mais lorsqu'il évoque son travail, cet ingénieur de Volkswagen (VW) devient intarissable. Ces trois dernières années, il a suivi de A à Z la construction de la nouvelle usine du groupe allemand ouverte en octobre 2016 à Wrzesnia, dans le centre-ouest de la Pologne. « Elle est grande comme 300 terrains de foot et utilise les technologies dernier cri », détaille-t-il avec fierté, citant robots, lasers et matériaux basse consommation.

Tout près, une passerelle permet d'apercevoir les lignes de production flambant neuves, où sont fabriqués les véhicules utilitaires de la gamme Crafter. Des centaines d'ouvriers y défilent dans un brouhaha joyeux, en route pour prendre la relève de l'équipe du matin. Deux mille personnes travaillent sur le site et VW prévoit d'en recruter un millier de plus.

Car à Wrzesnia, l'ambition est grande : produire à terme 100 000 véhicules par an, soit 380 par jour. Pour y parvenir, le groupe a dépensé 800 millions d'euros dans la construction de l'usine. Il s'agit du plus gros investissement étranger jamais réalisé dans le pays.

Champion industriel Depuis qu'elle a retrouvé son indépendance, en 1989, avec l'effondrement du bloc communiste, la Pologne est devenue un champion de l'industrie : le secteur représente 23 % de son produit intérieur brut (PIB), contre 12,5 % en France.

Selon les chiffres officiels publiés mercredi 21 juin, la production industrielle a...

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