La dégressivité des allocations chômage ulcère déjà les syndicats

le , mis à jour le
9

Depuis dimanche soir, la position du gouvernement est claire : la dégressivité des allocations chômage n'est plus un tabou et pourrait faire partie des pistes explorées lors des négociations des nouvelles règles d'indemnisation. Il y a d'abord eu les propos de Myriam el-Khomri, la ministre du Travail, qui a affirmé dimanche sur BFM TV que «toutes les pistes», «y compris celle de «la dégressivité des allocations», seraient étudiées.  

QUESTION DU JOUR. Etes vous favorable à ce que les indemnités du chômage deviennent dégressives ?

Sur iTélé, Michel Sapin a passé la deuxième couche ce lundi matin, tout en prenant d'infinies précautions. «Cela fait partie des choses qui seront discutées par les partenaires sociaux», a déclaré le ministre des Finances, mais cela «doit s'accompagner d'autres (pistes) : si vous êtes dans la dégressivité d'un côté, vous devez être (...) dans l'augmentation du droit à la formation, des droits à la reprise de l'emploi».

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron est alors apparu dans le rôle de la troisième lame. En visite à Saint-Nazaire ce lundi, il a précisé que «la dégressivité» des allocations chômage faisait bien partie des options «dont les partenaires sociaux auront à discuter».

Une «mauvaise mesure», un «casus belli»

Actuellement, les demandeurs d'emploi bénéficient d'une allocation fixe (environ 57% de l'ancien salaire brut, 70% du net) tout au long de leur indemnisation, qui peut durer jusqu'à deux ans, et trois ans pour les seniors, avant de basculer dans le régime de solidarité financé par l'État. La dégressivité des allocations a quant à elle déjà été mise en oeuvre entre 1992 et 2001. Mais en septembre 2001, une étude de l'Insee a conclu qu'elle avait ralenti le retour à l'emploi, indépendamment de la conjoncture économique et ce alors qu'elle avait «été mise en place avec l'intuition qu'elle encouragerait le retour à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mucius il y a 10 mois

    vazi le taxeur

  • vazi il y a 10 mois

    il faut élargir l'assiette de cotisation du chômage qui ne doit reposer uniquement sur les travailleurs du privés vu ceux qui en bénéficie. L'augmentation de la TVA est la solution ou bien une CSG élargie qui remplacerait toutes les taxes existantes, aussi bien sociale que de la tva elle rapporterait plus, serait plus équitable, et encaissable rapidement, mais voila l'idéologie l'emporte souvent sur la raison

  • mucius il y a 10 mois

    Si ça ulcère qqn et a fortiori les syndicats ça ne se fera pas. Tout ça n'est qu'agitation médiatique sans suite réelle, dans le plus pur style Hollande.

  • M8252219 il y a 10 mois

    J'ai oublié les délégués syndicaux qu'il est impossible de licencier.

  • M8252219 il y a 10 mois

    Faire participer ceux qui n'ont aucun risque de chômage (fonc; tion;naires, élus... salariés des régimes spéciaux ) par un prélèvement proportionnel à leur revenus. SERAIT LA MOINDRE DES CHOSES, Il n'y a déjà pas d'Égalité faudrait peut être mettre un peu de Fraternité. La devise de la république n'aura bientôt plus aucun sens,

  • Spartaku il y a 10 mois

    C'est pas en coupant les poils du balai qu'il y aura davantage de manche ... 500 000 EMPLOIS non pourvus pour 5.5 millions de chômeurs ... Simple non ? Ce GVT devenu de droite fait le sale boulot croyant être élu avec les voix de droite ... Hollande finira dans les oubliettes de la république écrasé sous le poids de sa stratégie suicidaire ...

  • b.renie il y a 10 mois

    Malheureusement les dirigeants des syndicats sont des dogmatiques qui s'accrochent à leurs vieilles chimères qui paupérisent, des idées périmées inadaptées à la vitesse d'évolution de l'économie réelle. Ils faut les condamner au Musée Grévin à perpétuité. Le travail 8h par jour c'est la santé et le perdre c'est tomber dans la maladie la plis grave : le désespoir. Haro sur le syndicalisme ringard modèle français

  • b.renie il y a 10 mois

    Les syndicats s'inquiètent du sort des chômeurs. Ils sont la cause première de leur existence car, c'est l'absurdité du code du travail dont ils sont les auteurs qui est la cause des fermetures d'entreprise qui désertent notre économie laissant sur le bord de la route des millions de salariés. Plutôt que de protéger les indemnités de chômage, ils feraient mieux de protéger les emplois et contribuer à réduire les dépenses publiques en faisant au moins respecter les 35h dans la fonction publique

  • M3413762 il y a 10 mois

    Que les syndicats crèvent et que la France survive !!