La défense de Zidane sur le banc des accusés

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La défense de Zidane sur le banc des accusés
La défense de Zidane sur le banc des accusés

Leader invaincu après dix journées, le Real Madrid a encaissé dix buts en dix journées. Et vient d'en prendre trois au Legia Varsovie. À Zidane de trouver la clé pour fermer la bouche des détracteurs.

"Ça a été un match étrange. " Ou raté. À force de mimer l'autruche et de répéter que "nous aurions pu le perdre ", Zinédine Zidane se méprend. Et la presse castillane, à l'unanimité, ne s'est pas privée de lui rappeler qu'un nul ramené de Varsovie ressemble fort à une déconvenue XXL. Contraint au partage des points face au Legia (3-3), jusque-là auteur d'un zéro pointé dans cette Ligue des champions, le tenant du titre s'apprête à culminer sa phase de groupes par un modeste deuxième strapontin. La crise n'est pas encore au goût du jour, la série d'invincibilité des Merengues remontant au printemps dernier, mais les signaux d'alerte commencent à s'amonceler devant le bureau de l'entraîneur madrilène. Entre une défense aux abonnés absents, coupable de dramatiques largesses, une BBC toujours intouchable mais pas irréprochable et un milieu de terrain dépeuplé en l'absence de Casemiro, la première place du Real en Liga relève du miracle. À l'heure de la messe, face à Leganés, son voisin antinomique du sud de la capitale, le onze madrilène n'a pas le droit à l'erreur, sous peine de rentrer de plain-pied dans un beau bourbier synonyme de crise.

Choix politiques et réponses en bois


Toujours invaincu cette saison, leader en solitaire de Liga et bien parti pour s'assurer une présence en huitièmes de finale de la Ligue des champions, le Real Madrid coule des jours heureux, arithmétiquement parlant. Car à l'heure d'évoquer le contenu de ses prestations, la négativité fait son apparition, suivie de près par l'incrédulité. Depuis désormais plus de deux mois, Zinédine Zidane distille des conférences de presse soporifiques, oscillant entre la langue de bois et le vide intellectuel. De fait, les explications du Français deviennent plus redondantes que jamais, comme en atteste son analyse du faux pas de Varsovie : "Il nous a manqué un peu de tout : de l'intensité, de l'envie et du mouvement. Il faut avoir de la patience." Ce discours résonne dans chaque salle de presse où l'entraîneur madrilène s'arrête. Nul doute qu'en interne, ses analyses diffèrent, mais il se limite face caméra à un diagnostic que tout bon amateur de ballon rond peut délivrer. A contrario, il n'évoque ô grand jamais les sujets tactiques, préférant botter en touche et se concentrer sur le futile,…


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