La défense de Colonna s'attaque au juge Bruguière

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Me Éric Dupond-Moretti a implicitement souligné vendredi l'absence d'éléments matériels contre son client.

À voir le sourire resplendissant et le menton conquérant de Jean-Louis Bruguière entrant dans la cour d'assises de Paris, on imagine que l'ancien patron des juges antiterroristes, qu'on surnommait «l'Amiral», est ravi. Ravi de témoigner au procès d'Yvan Colonna. Ravi de revenir au Palais de justice. Ravi d'être Jean-Louis Bruguière, tout simplement.

Le «magistrat honoraire» de 68 ans a tellement posé de questions, tout au long de sa carrière, qu'il a oublié comment on y répond. Surtout quand elles proviennent de la défense. M. Bruguière les considère d'ailleurs, pour la plupart, comme «pas pertinentes». Invité à expliquer les arcanes de l'instruction consacrée à élucider l'assassinat du préfet Érignac, il réussit l'exploit de parler longtemps, longtemps, sans jamais, ou presque, répondre véritablement à ce qu'on lui demande.

Me Éric Dupond-Moretti, l'un des cinq conseils de l'accusé: «Quels sont les éléments matériels réunis contre Yvan Colonna?

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