La défense d'Yvan Colonna change de scénario

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Sollicité par les tueurs du préfet Érignac, il aurait refusé de rejoindre leur groupe.

La défense d'Yvan Colonna abat son jeu à la quatrième semaine du procès. La cour d'assises de Paris a entendu, dans la matinée, Martin Ottaviani. Le chauffeur du commando, bon camarade, répète inlassablement que le berger accusé de l'assassinat du préfet Érignac ne faisait pas partie du «groupe des anonymes» qui a revendiqué le crime. Condamné à vingt ans de réclusion en 2003, M. Ottaviani pousse même la serviabilité jusqu'à suggérer qu'il serait, lui, le «troisième homme» aperçu sur les lieux du meurtre par un témoin, prenant ainsi la place que l'accusation réserve à Yvan Colonna. Peu importe que ce rôle de guetteur soit peu compatible avec celui d'un chauffeur censé rester les mains sur le volant pour démarrer en trombe...

La défense, d'ailleurs, trouve que M. Ottaviani, vite retranché derrière des «je n'ai rien à déclarer» quand les questions se font précises, ne lui en donne pas assez, lui qui avait affirmé pendant quatre ans, depuis son

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