La défaite, traumatisme ou leçon pour l'avenir ?

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La défaite, traumatisme ou leçon pour l'avenir ?
La défaite, traumatisme ou leçon pour l'avenir ?

La France a perdu son Euro, chez elle, devant son public, sur la plus petite des marges et en ayant dominé globalement la rencontre. Le dénouement laisse un goût amer au réveil. Comme d'autres avant, les Bleus vont maintenant devoir trouver la voie à prendre pour l'après. Les Bleus doivent dépasser le trauma pour tirer les leçons et revenir plus fort la prochaine fois.

Il est 23 h et des poussières. Eder a marqué son but depuis quelques minutes déjà, et tout le monde a bien compris ce qui se déroule sur la pelouse de Saint-Denis. Toutes les mines sont déconfites dans les bars, devant les écrans géants des fan-zone ou dans son salon. La France vient de perdre, alors que le trophée lui tendait les bras, que chacun escomptait souffler un peu et profiter d'une soirée de folie et d'allégresse, c'est la gueule de bois sans l'arrière-goût de victoire. Comme le Brésil il y a deux ans, ou l'Allemagne 2006 et le Portugal 2004 parmi les exemples récents, la France vit la douleur de la marche manquée sur un fil après une compétition où elle semblait taillée pour réussir. Le mot est lâché, comme souvent en football lorsque le scénario paraît cruel : et si cela allait devenir un traumatisme insurmontable pour la bande à Dédé ?

Info-trauma


L'exemple le plus frappant et récent du trauma footballistique est le Brésil de 2014. Même si les raisons sont aussi à chercher dans un vivier sportif de plus en plus fébrile, la sélection n'a visiblement toujours pas digéré l'épisode terrible de la demi-finale contre l'Allemagne. Tournés en ridicule, les Brésiliens accusent encore maintenant une sorte de traumatisme à l'heure d'aborder les matches officielles avec le maillot de la Seleção. Certaines conditions de ce match peuvent convenir à ce qui est appelé généralement un événement traumatique, en particulier un sentiment d'impuissance, d'horreur sportive. Il est alors assez fréquent de développer des troubles, selon le guide du site québécois un peu flippant info-trauma.org. " Chez les personnes exposées à un événement traumatique, 9% ont développé un trouble de stress post-traumatique. " Ramené à un groupe de tournoi avec son staff, il faudrait donc compter au moins trois Brésiliens concernés. Les conséquences peuvent alors durer assez longtemps. Dans ce même guide, on apprend que " l'intensité et la durée du trouble de stress posttraumatique est très variable, allant de quelques semaines à plusieurs années. Environ la moitié des personnes s'en remettent spontanément en l'espace d'un an ou…



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