La déchéance de nationalité divise aussi la base du PS

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Rassemblement des Secrétaires de section du Parti Socialiste à Paris le 31 janvier 2016.
Rassemblement des Secrétaires de section du Parti Socialiste à Paris le 31 janvier 2016.

Le débat sur la déchéance de nationalité a agité les fédérations socialistes, suscitant des discussions parfois apaisées, parfois très animées, et dépassant les clivages des motions.

Peut-être plus que toute autre formation politique, le PS est très partagé sur la question de la déchéance de nationalité. Les secrétaires de section, ces responsables de la base de l’appareil socialiste, étaient réunis dimanche 31 janvier à la Mutualité à Paris pour discuter de justice sociale et de précarité. Mais dans les couloirs, c’est bien souvent la question de la réforme constitutionnelle et de l’état d’urgence qui occupaient les conversations.

Dans la plupart des fédérations, les militants ont en effet débattu de cette révision de la loi fondamentale au cours du mois de janvier. Discussions parfois apaisées, parfois très animées : à quelques kilomètres de distance, les ressentis peuvent être différents. Comme pour Raymond et Danièle, adhérents dans deux sections distinctes en Savoie. « Chez nous, les gens sont pour la déchéance, ils sont choqués par ce qu’il s’est passé. Il y en a même qui sont encore plus radicaux, pour eux c’est : haute trahison, peloton d’exécution ! », raconte le premier. « De notre côté, c’est l’inverse, les gens sont très opposés à l’idée : on recommence un débat sur l’identité qui nous a fait mal. Ce sont des questions qu’on n’abordait plus depuis Sarkozy », explique sa camarade.

Beaucoup de socialistes regrettent que le débat ait pris immédiatement trop de place en cette rentrée politique, alors que le bilan des régionales n’a même pas été vraiment fait. Pour Michel Rombaut, secrétaire de la section de Jouy-en-Josas dans les Yvelines, le ...

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