
La débâcle de Kiev:
Les mains sur les hanches, les joueurs de l'équipe de France s'attardent sur la pelouse du Stade olympique de Kiev. Sonnés et hagards, les Bleus viennent de subir, mardi 19 juin, une humiliante défaite (2-0) contre la Suède. Alors qu'il a passé l'ensemble du match à manifester son irritation, Laurent Blanc va à la rencontre de ses hommes en multipliant les gestes de réconfort. Le sélectionneur cherche à remobiliser un effectif tricolore meurtri mais qualifié pour les quarts de finale de l'Euro.
Si l'objectif du patron des Bleus est atteint, sa formation achève cette phase de poules sur la deuxième marche du groupe D, avec quatre points. Soit trois de moins qu'une sélection anglaise victorieuse, à Donetsk, de l'Ukraine (1-0) et qui affrontera, dimanche 24 juin, l'Italie pour s'immiscer dans le dernier carré de l'épreuve.
"QUAND TU PERDS, C'EST QUE TU N'AS PAS FAIT LA BONNE ÉQUIPE"
Pour la délégation tricolore, ce revers de Kiev met surtout un terme à une remarquable spirale de vingt-trois matchs consécutifs sans défaite entamée en septembre 2010. En plus de figer ce record emblématique de l'ère Laurent Blanc, cette contre-performance place les Bleus dans une situation précaire puisqu'ils défieront, en quarts de finale, les favoris de l'épreuve, les champions du monde et d'Europe espagnols, samedi 23 juin à Donetsk.
"Il faudra réaliser un exploit pour poursuivre l'aventure et, après un tel match, c'est difficile à imaginer", a froidement déclaré Laurent Blanc après ce premier revers. Tout en se projetant vers cette confrontation anxiogène, l'ancien champion du monde a décliné les lacunes affichées par ses joueurs dans l'enceinte de Kiev : "On a été trop faibles dans l'impact physique,on a été en difficulté pendant pratiquement tout le match."
L'analyse du patron des Bleus est ...
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