La danse de Leicester, la valse de Newcastle

le
0
La danse de Leicester, la valse de Newcastle
La danse de Leicester, la valse de Newcastle

Un gardien espagnol sauveur de marteaux, un artiste algérien qui promène ses renards, un citoyen londonien modèle et un ancien directeur de la nation sur la sellette. C'était la vingt-neuvième journée de Premier League. Avec des larmes, des cris, des masques arrachés et même une présidente qui se fait la malle. Chouette.

L'équipe de la journée : Leicester


C'est un anachronisme. Comme une œuvre tirée du cinéma d'auteur. Au cours des années 50, François Truffaut en avait défini les contours en insistant sur l'importance des choix esthétiques, l'affirmation du style pour dépasser le simple divertissement. La saison écrite actuellement par le Leicester de Ranieri touche au chef-d'œuvre car elle tutoie la perfection. C'est une histoire d'hommes et de cœur. Il n'y a qu'à regarder le match livré encore samedi, en début de soirée à Watford, par Danny Drinkwater pour en prendre la mesure. L'enfant de Manchester, biberonné à United, est un joueur de combat, de la classe de ceux qui te font gagner un titre en fin de saison par son omniprésence dans la douleur et sa capacité à faire revenir en douceur son pote Ngolo Kanté.

Leicester gagne et prend de l'avance
Car ce week-end, les joueurs de Ranieri ont souffert. Beaucoup même par moment, Watford continuant dans la lignée de son excellent match à Manchester perdu la semaine passée. Sauf que le film de l'entraîneur italien est aussi une peinture avec de la tactique et des artistes. Dont la tête d'affiche reste, encore, Riyad Mahrez dont le superbe but inscrit à Vicarage Road le rapproche encore un peu plus d'une distinction de meilleur joueur de la saison, lui qui n'a encore jamais reçu un titre de joueur du mois. Dans son sillage et son vol devant le mur de supporters des Foxes, le gamin de Sarcelles emmène une troupe de gladiateurs à la poursuite de son rêve. Loin de la bataille de Londres et avec, ce matin, cinq points d'avance sur Tottenham et huit sur Arsenal. Reste cette phrase de Ranieri, pleine de sens : "Beaucoup de personnes m'arrêtent et me disent :"si nous ne gagnons pas le titre, on veut que Leicester le gagne"."

Le joueur de la journée : Adrián


C'est le point de l'angoisse. Il est blanc, neutre, mais peut écrire des histoires. L'an passé, Adrián avait éliminé Everton de la FA Cup en inscrivant un tir au but décisif. Cette fois, à Goodison Park, le…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant