La dangereuse mission des treize experts en Syrie

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La dangereuse mission des treize experts en Syrie
La dangereuse mission des treize experts en Syrie

Dans leurs éprouvettes, la possibilité d'une guerre. Avec leurs masques à gaz et leurs équipements de protection, treize enquêteurs de l'ONU continuent de traquer en Syrie les preuves de l'utilisation d'armes chimiques. Depuis le 18 août, les trois sites sur lesquels ils ont été mandatés sont passés au peigne fin par ces inspecteurs. Ils y prélèvent des bouts d'objets ou de vêtements susceptibles d'avoir été contaminés, des échantillons humains aussi, comme des cheveux, du sang et de l'urine qu'ils collectent méticuleusement. Sans oublier des témoignages de survivants.

Aujourd'hui encore, cette équipe composée de scientifiques de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, de médecins de l'Organisation mondiale de la santé et d'un expert du département de sécurité de l'ONU va poursuivre ses investigations. Ils officient sous la houlette du Suédois Akke Sellström. Ce scientifique de 65 ans était déjà parti sur le terrain, en 2002, dans le cadre de la commission des Nations unies chargée d'enquêter sur les armes de destruction massive dans l'Irak de Saddam Hussein. Lui et ses experts quitteront Damas dès demain pour rejoindre La Haye (Pays-Bas), où leurs échantillons seront expertisés. Les premiers résultats devraient être connus à leur retour, mais il leur faudra plusieurs jours pour procéder à des analyses complètes.

Pris pour cible par des snipers

La mission de ces enquêteurs est hautement sensible : les analyses des échantillons sont censées démontrer formellement que des attaques toxiques ont été menées contre le peuple syrien. Ils pourraient ainsi apporter la preuve que la « ligne rouge » brandie par Barack Obama et ses alliés occidentaux a bel et bien été franchie? et justifier, à défaut d'obtenir le feu vert de l'ONU, le déclenchement de frappes punitives contre le régime de Damas, même si les experts onusiens n'ont pas de mandat pour ...

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