La CSU veut obliger les immigrés à parler allemand chez eux

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BERLIN, 7 décembre (Reuters) - Les alliés bavarois d'Angela Merkel souhaitent que les immigrés soient contraints de parler allemand en famille, une idée qui suscite dimanche l'indignation ou les railleries du reste de la classe politique. L'Union chrétienne-sociale (CSU), alliée de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, a présenté cette résolution dans un texte de politique générale qui doit être adopté lundi par les dirigeants du parti. "Ceux qui souhaitent rester ici durablement devraient être obligés de parler allemand en public et au sein de leur famille", dit ce texte, sur fond de hausse de l'immigration en provenance des pays orientaux de l'UE comme la Pologne, la Bulgarie et la Roumanie et d'afflux de demandeurs d'asile fuyant la guerre en Syrie. La CSU, qui a obtenu cette année le vote d'une loi visant les étrangers profitant indûment du système allemand de protection sociale, en les expulsant et en les privant du droit de revenir en Allemagne pendant cinq ans, redoute d'être débordée sur sa droite par l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui prône une ligne dure sur l'immigration. Mais la proposition de résolution obligeant les immigrés à parler allemand chez eux a été critiquée jusque dans les rangs de la CDU. "Ce n'est pas aux hommes politiques de dire si je dois parler latin, klingon ou hessois chez moi", a écrit sur Twitter le secrétaire général de la CDU Peter Tauber. Yasmin Fahimi, secrétaire générale du SPD, a qualifié la proposition de "totalement absurde". (Noah Barkin; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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