La Croix-Rouge contrainte de licencier à Genève

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Yves Daccord, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Yves Daccord, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Si Yves Daccord, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a cru bon de déclarer, samedi matin dans la presse helvétique, que le siège de la plus ancienne organisation humanitaire du monde "restera à Genève", c'est qu'il y a vraisemblablement le feu au lac. Et effectivement : même si cet ancien journaliste, se voulant rassurant, affirme que la situation financière du CICR est "à la fois saine et complexe", il n'empêche que l'institution, créée en 1863 par Henri Dunant, annonce un plan social touchant le siège du CICR à Genève. Sur les 13 500 collaborateurs de la Croix-Rouge dans le monde, 950 personnes travaillent dans la cité de Calvin. On ne sait combien de postes seront supprimés. Dans le quotidien Le Temps, Yves Daccord évoque une réduction des coûts de 1,5 à 2,5 % par an "ces quatre prochaines années". Et surtout la délocalisation "des services de support, informatiques ou administratifs". Des transferts en Europe de l'Est Depuis plusieurs années, le CICR a déjà transféré sa comptabilité à Manille, et des activités de formation et de communication en Égypte, au Kenya, en Thaïlande. D'autres services pourraient rejoindre un pays d'Europe de l'Est, où les salaires sont bien inférieurs à ceux pratiqués en Suisse. Les raisons de cette crise financière ? Les conflits explosent dans le monde, et les donateurs ne suivent pas. En Irak, 1,5 million de personnes ont été...

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