La croissance, vrai souci de la zone euro, selon Natixis AM

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POUR NATIXIS AM, LA CROISSANCE EST LE VRAI SOUCI DE LA ZONE EURO
POUR NATIXIS AM, LA CROISSANCE EST LE VRAI SOUCI DE LA ZONE EURO

PARIS (Reuters) - Stabilisée par des avancées institutionnelles et la politique de la Banque centrale européenne, la zone euro ne sortira vraiment de la crise que lorsqu'elle aura retrouvé le chemin de la croissance et de l'emploi, selon Natixis Asset Management.

Dans un contexte de contraction de l'économie - Natixis AM prévoit un recul de 0,2% du PIB de la zone euro cette année, après -0,4% en 2012 - les objectifs de réduction des déficits ne devraient pas être atteints, ce qui rend les réformes d'autant plus nécessaires pour maintenir la confiance des investisseurs.

"La croissance est désormais le vrai souci de la zone euro", a déclaré jeudi le directeur de la recherche économique de Natixis AM, Philippe Waechter.

"Ma préoccupation majeure est que ça fera une troisième année de croissance très médiocre, on va gagner 1 à 1,5 point de chômage supplémentaire, ce qui peut engendrer de l'instabilité sociale", a-t-il ajouté.

Aucune zone géographique ne pouvant compenser la faiblesse de la demande dans la zone euro, il y a nécessité à réformer l'économie de cette dernière, a poursuivi l'économiste.

"C'est la vraie question sur 2013 : en Espagne, en Italie, en France, on ne voit pas de rupture", a ajouté Philippe Waechter, en soulignant que l'accord sur l'emploi conclu entre le patronat français et trois syndicats allait cependant dans la bonne direction.

La France devrait selon lui connaître cette année une croissance comprise entre 0% et -0,2%, après +0,1% en 2012, une prévision très inférieure à celle du gouvernement (+0,8%).

Du fait de la faiblesse de l'activité en zone euro, le redressement des comptes publics ne se fera pas comme prévu.

"Les objectifs ne seront pas tenus. Pour maintenir la confiance des investisseurs, il faudra faire autrement" et donc poursuivre les réformes, a ajouté l'économiste.

La mise en place d'un nouveau cadre institutionnel en zone euro, à travers le dernier traité européen, le mécanisme de stabilité européen (MES) et la future union bancaire, combinée avec la politique de la BCE et son dispositif d'opérations monétaires sur titres (OMT) "stabilisera et banalisera l'euro".

Mais "tant qu'il n'y aura pas de croissance régulière et positive, les questions financières resteront fragiles" dans la zone monétaire, a poursuivi Philippe Waechter.

Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet

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