« La croissance modérée de l'économie mondiale devient de plus en plus fragile » (BLI)

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« La croissance modérée de l'économie mondiale devient de plus en plus fragile », affirme Guy Wagner (BLI).
« La croissance modérée de l'économie mondiale devient de plus en plus fragile », affirme Guy Wagner (BLI).

La croissance mondiale est de plus en plus fragilisée par le ralentissement chinois, les difficultés de certains pays émergents et la croissance molle des pays développés, explique Guy Wagner, chef économiste de la Banque de Luxembourg Investments (BLI), dans une note parue jeudi 14 janvier.

« La croissance modérée de l’économie mondiale devient de plus en plus fragile, en raison notamment de la faiblesse des investissements dans le domaine énergétique et de l’affaiblissement de la conjoncture chinoise », résume Guy Wagner, chef économiste de la Banque de Luxembourg Investments (BLI).

Etats-Unis et Europe : faible dynamique, mais pas de panique

« Aux Etats-Unis, les signes d’affaiblissement de l’activité industrielle se multiplient en raison de la force du dollar et de la faiblesse des investissements dans le domaine énergétique. L’augmentation du pouvoir d’achat des ménages en raison de la baisse des prix pétroliers et de la récente accélération des salaires maintiennent toutefois l’économie américaine sur le chemin de la croissance », explique la BLI dans sa dernière analyse mensuelle.

Quant au Vieux Continent, « les statistiques économiques restent favorablement orientées, même si le rythme de croissance en absolu demeure modéré », poursuit l’économiste.

La zone euro est par ailleurs toujours confrontée à une inflation proche du plancher, ce qui ne fait pas les affaires de l’économie européenne qui pourrait bénéficier d’une inflation un peu plus élevée.

« Tant que les prix pétroliers demeurent bas, l’objectif d’inflation de 2% de la banque centrale européenne ne paraît pas être réaliste », commente Guy Wagner. Mais la BCE est toujours à l’affût et pourrait encore agir pour empêcher l’économie européenne de s’installer une morosité « à la japonaise ». « Si l’objectif d’inflation continue à ne pas être atteint, des mesures supplémentaires d’assouplissement monétaire quantitatif demeurent probables », estime ainsi l’économiste de la BLI.

Marchés : « Les actions pourraient enregistrer une année 2016 difficile »

Malgré l’amélioration progressive de la conjoncture européenne et les bonnes surprises que réserve  éventuellement Mario Draghi, le chef économiste de la BLI reste très prudent en ce qui concerne les marchés boursiers, envisageant la possible poursuite des difficultés de ce début d’année chahuté.

« Après un deuxième semestre 2015 plus volatil et moins performant, les actions pourraient enregistrer une année 2016 difficile, malgré l’absence de placements alternatifs, compte tenu du ralentissement de la conjoncture et des bénéfices, de la forte augmentation des cours boursiers depuis 2009 et des tensions géopolitiques mondiales », explique Guy Wagner.

L’Asie perd progressivement sa dynamique alors qu’« au Japon, la stagnation conjoncturelle se poursuit » et qu’« en Chine, l’activité continue de ralentir », poursuit-il.

Les marchés européens ne devraient pourtant pas être pénalisés par un rebond de l’euro face au dollar cette année, estime sans surprise l’économiste de la BLI.

« En décembre, l’euro s’est apprécié de 3 % par rapport au dollar, le taux de change euro/dollar passant de 1,06 à 1,09. La déception des investisseurs à l’égard de l’ampleur des mesures supplémentaires d’assouplissement monétaire quantitatif de la Banque centrale européenne ont engendré un rebond de la monnaie commune. Mais tant que les politiques monétaires américaines et européenne continueront de diverger, le récent rebond de l’euro devrait toutefois rester de courte durée », conclut Guy Wagner.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • guerber3 il y a 11 mois

    A part la croissance du chômage, il y en aune autre ???